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Inside Fūga · Streetwear

Harajuku Winter Fashion : la formule à 3 couches pour 2 °C Berlin

Le Harajuku hiver n'est pas pastel plus collants plus épais — c'est la logique à 3 couches de Takeshita-dōri depuis 1995. Six sous-styles (Decora, Gyaru, Lolita, Yami-Kawaii, Visual Kei, Mori-Kei), une règle d'accent, quatre pièces pour la première tenue. C'est comme ça que Tokyo gère 2 °C — et Berlin avec.

· Founder · Berlin · 20.04.2026 · 25 Min.
Harajuku Winter Fashion mit Fuzzy Devil Cap — Fuga Studios

Tout le monde traduit le Harajuku hiver par « pastel plus collants plus épais ». C'est faux. Tokyo tourne à deux degrés en janvier, Berlin à zéro, et aucune des itérations de Takeshita-dōri ne passe l'hiver avec une deuxième paire de collants.

Le Harajuku Winter Fashion n'est pas la version froide d'une esthétique d'été — c'est une langue à part entière, avec trois couches, six sous-codes et une seule règle ironique : paraître lourd, rester léger. Garde ça en tête et cinq pièces te font traverser Tokyo, Berlin, Cologne et Varsovie. Empile pastel et peluche sans logique de couches et tu te gèles dehors au bout de deux heures.

Ce guide explique ce qu'il y a vraiment derrière : d'où vient Harajuku, ce qui compte en hiver, comment se comportent les six sous-styles (Decora, Gyaru, Lolita, Yami-Kawaii, Visual Kei, Mori-Kei) dans le froid, quelles marques écrivent le vocabulaire, comment fonctionne la formule à 3 couches — et les six erreurs qui font basculer ta tenue avant même la gare.

Voilà le code en mouvement — douze secondes, une logique de couches :

C'est quoi un Korean two piece outfit — et où commence le code

Qui a inventé la mode Harajuku — et pourquoi marche-t-elle justement en hiver ?

Harajuku est depuis les années 1980 le nom d'un quartier de Tokyo entre Shibuya et Shinjuku. Le mouvement de mode qui porte ce nom aujourd'hui commence en fait sur une seule rue : Takeshita-dōri, 350 mètres entre la gare de Harajuku et le sanctuaire Meiji. À partir du milieu des années 80, des ados y défilaient en se stylisant hors du corset de l'uniforme scolaire japonais — le dimanche, avec tout en même temps.

Le mouvement ne reçoit le nom Harajuku Fashion qu'en 1997, par le magazine FRUiTS de Shōichi Aoki. Pendant vingt ans, Aoki n'a photographié que ce qui passait entre la gare et le pont Meiji : Lolita à côté de Visual Kei, Decora à côté de Mori-Kei, Gyaru à côté d'edit d'uniforme scolaire. Ce que le magazine FRUiTS a rendu visible n'était pas une esthétique — mais un système de couches.

En hiver ce système devient obligatoire. Tokyo a des minimales de janvier autour de trois degrés, beaucoup de vent de la baie, presque pas de neige. Toute la logique Harajuku — couches, changements de matière visibles, contraste ironique — fonctionne exactement dans ce climat. Le Berlin à plus deux degrés n'en est pas loin. Quand on a le code, on traverse les deux villes avec la même armoire.

Ligne propre — le set tient à l'épaule et à la hanche et tombe droit. Pas de pile de couches qui le casse.

Qu'est-ce qui relève du Harajuku Winter Fashion — et qu'est-ce qui bascule aussitôt ?

Le Harajuku hiver est un système de tenue fait de quatre briques fixes. Quand les quatre sont là, la tenue se lit comme du Harajuku. Quand l'une manque, ça bascule vers autre chose — cosplay Kawaii, Y2K mall goth, techno berlinoise avec de la peluche par-dessus, ou pire : en « Halloween 24 heures trop tard ».

3

Couches (Skin · Mid · Outer)

2

Contrastes de matière visibles

6

Les sous-styles partagent le code

3

Points d'accent maximum

Ces quatre chiffres ne sont pas de la décoration. Ce sont le test. Une tenue avec cinq points d'accent (deux nœuds, trois pin's, un collier à breloque, un cluster de pinces à cheveux et une chaîne choker en même temps) n'est plus du Harajuku — c'est un costume. Trois points, clairement placés, se lisent comme un statement. Huit se lisent comme de la panique.

Concrètement, relève du Harajuku Winter Fashion :

  • Logique de couches visible — couche peau, mid statement, extérieur volume. Chaque couche a une autre matière, une autre longueur, une autre fonction. Jamais deux couches en maille empilées.
  • Au moins une rupture sucrée — nœud, breloque, détail en peluche, imprimé anime ou pince à cheveux. Même si la tenue est par ailleurs sombre, il y a un seul point où siège la sweetness de Tokyo.
  • Semelle plateforme — Mary-Jane, combat, sneaker à grosse semelle ou buckle boot. Le plat ne marche pas, le stiletto non plus. La semelle soulève la tenue du trottoir, comme le fait Takeshita-dōri depuis 1995.
  • Collants ou jambières visibles — collants à motif résille, chaussettes hautes par-dessus le pantalon, jambières par-dessus des combat boots. Entre l'ourlet et la chaussure il faut une couche qu'on voit.
  • Couvre-chef ou statement capillaire — bonnet en maille, béret, casquette à imprimé anime, ou plusieurs pinces à cheveux en cluster. En hiver la tête devient la plus grande surface de statement.
  • Tartan, plaid ou edit d'uniforme scolaire — quelque part dans la tenue. Mini en tartan sur collants, écharpe plaid, pantalon à carreaux. C'est la ligne directe vers les edits d'uniforme scolaire qui ont lancé Harajuku dans les années 80.

S'il te manque trois de ces six points, ce n'est plus du Harajuku — c'est de l'inspiration. Et il y a une règle qui tient les six ensemble :

6 sous-styles

Les 6 itérations Harajuku hiver — triées par température

Harajuku n'est pas un look. C'en est six, qui se recoupent sur les bords à Takeshita-dōri. En hiver ils se comportent différemment — certains deviennent plus denses (Mori-Kei), certains plus durs (Visual Kei), certains restent presque inchangés et compensent juste le froid (Decora). Mets côte à côte les archives FRUiTS des années 2000 et tu vois les six nettement séparés.

Lequel des six te convient dépend moins de ton anime préféré que de ton seuil de tolérance à l'attention. Decora et Visual Kei se font aborder dans la rue. Mori-Kei et Classic Lolita disparaissent parmi les manteaux d'hiver normaux, jusqu'à ce que quelqu'un regarde deux fois.

Partage de genre

Harajuku hiver — femmes vs hommes, là où le code tourne vraiment différemment

La règle des couches est la même. Skin-mid-outer, collants visibles, une rupture sucrée, plateforme. Ce qui diffère, c'est la répartition. Là où les filles de Tokyo en Decora et Lolita portent la densité d'accent en haut du corps (pinces à cheveux, breloques au col, broche), l'itération masculine déplace le même vocabulaire vers l'extérieur.

Version femme : les accents sucrés siègent à la tête, au cou et aux poignets. Mini en tartan sur collants, cardigan en maille avec bonnet, Mary-Jane avec chaussettes. Le manteau peut rester calme — les accents suffisent.

Version homme : la tenue se déplace vers Visual Kei et Streetwear. Hoodie à imprimé anime sous une doudoune bomber, pantalon cargo avec détail plaid, combat boots avec jambières. Les pinces à cheveux restent — mais sont le plus souvent un cluster dans la frange, pas centrées sur la casquette. La rupture sucrée siège souvent dans l'imprimé (Misa, Pain, Death Note, One Punch Man), pas dans une breloque.

Les deux ont besoin de la même logique à trois couches et du même maximum de trois accents. Ce qui varie, c'est la scène — pas le vocabulaire.

Marques

Marques Harajuku hiver — les 8 labels qui écrivent le vocabulaire

Harajuku n'a pas de marque unique. C'est une composition de huit ou neuf labels qui écrivent le vocabulaire sur Takeshita-dōri depuis les années 90. Quand on connaît les noms, on peut composer des tenues Harajuku complètes sans aucun voyage à Tokyo.

Les marques, chronologiquement — les six premières ont des boutiques directement sur Takeshita-dōri, les deux dernières sont la vague plus jeune :

  • 6%DOKIDOKI — fondée en 1995 par Sebastian Masuda. L'autorité Decora. Si une tenue porte trois pinces à cheveux, deux breloques en peluche et une paire de lunettes pastel en même temps, le vocabulaire vient d'ici.
  • Liz Lisa — le pont Sweet Lolita et Gyaru. Jupes en tartan, maille à jupon, chapeaux bonnet, Mary-Janes avec chaussettes en maille. En hiver le Sweet Lolita y devient Classic Lolita.
  • WEGO — la marque de mall japonaise. Abordable, large, mélange les six sous-styles. Quand on débute en Harajuku, on achète ici sa première mini en tartan et son premier cardigan en maille.
  • Spinns — la boutique vintage-et-edit. Remix d'uniformes scolaires, bombers modifiés, maille patchwork. Pour le FRUiTS-magazine-2003 sans devoir chasser sur Mercari, on entre ici.
  • Bubbles Harajuku — crossover Y2K depuis 2010. Sneakers plateau, knee-high boots, Mary-Janes à paillettes. Le fil le plus direct vers le Y2K Harajuku.
  • Listen Flavor — la marque Yami-Kawaii. Pin's pansement, hoodies anime sad-girl, imprimés d'hôpital ironiquement sucrés. L'itération la plus jeune de la sélection.
  • Punk Cake — la marque DIY patchwork. Cardigans à fermeture éclair, clous sur tartan, tendances Visual Kei. Pour durcir sans costumer le Visual Kei, on vient ici.
  • Comme des Garçons — l'héritage avant-garde depuis 1969. Les coupes asymétriques et la logique de couches de Rei Kawakubo sont le modèle que Takeshita-dōri a comprimé dans les années 90. Quand une tenue Harajuku paraît « adulte », c'est CDG-adjacent.

Pour porter du Harajuku sans payer des prix de créateur, cherche sur le marché de la revente (Mercari, Yahoo Japan, 2nd Street) ces marques, ou des labels DTC qui traduisent le vocabulaire avec compétence — pulls à imprimé anime, cargo en tartan, bottes plateforme, casquettes en peluche.

Catégorie · Outerwear

Manteaux & doudounes Harajuku hiver — la question de la couche extérieure

En Harajuku hiver le manteau est la plus grande surface visible et la dernière décision d'itération. C'est ici que se décide lequel des six sous-codes ta tenue sélectionne : peluche Decora, fausse fourrure Gyaru, laine à cape Lolita, doudoune anime Yami, cuir Visual Kei, ou cape en maille Mori.

Trois types d'extérieur marchent en Harajuku hiver : la doudoune imprimée (imprimé anime, imprimé cartoon, patch kawaii), la cape en fausse fourrure (Decora et Gyaru), et le long manteau en laine avec écharpe en tartan (Lolita et Mori-Kei). Ce qui ne marche pas : un manteau en cachemire minimaliste sans rupture — ça se lit comme « Stockholm » et pas comme Tokyo.

Si tu n'as pas encore de doudoune d'hiver imprimée, c'est le premier move. Tout le reste de la tenue peut rester calme — l'imprimé fait le travail de statement.

Catégorie · Bottoms

Pantalons Harajuku en hiver — tartan, cargo, plissé

Le skinny est sorti du Harajuku depuis la fin des années 2000. Ce que Takeshita-dōri porte depuis 2015 est soit large (denim wide-leg, cargo, jupe plissée sur collants), soit maximalement contrasté (mini en tartan plus chaussettes hautes plus botte plateforme). La nouvelle règle de coupe : volume de couches en haut, ligne nette ou motif net en bas.

Les bas Harajuku hiver qui marchent ont une texture visible. Denim à imprimé anime, jupe scolaire à carreaux, cargo avec patchs, jupe plissée avec collants dessous. Évite tout ce qui est en noir plat sans détail — ça se lit comme de la techno berlinoise, pas comme du Harajuku.

Si tu veux construire un pantalon qui convient à cinq des six sous-styles, prends un denim à imprimé anime à jambe large. C'est le dénominateur commun — de Decora à Visual Kei.

Catégorie · Mid-layer

Tops & pulls Harajuku — la mid-layer statement

La mid-layer est la couche la plus importante en Harajuku hiver. C'est ce que tu enlèves au premier arrêt café, ce qui reste visible sous le manteau, et ce qui porte le cadre sur la photo FRUiTS. C'est ici que siègent l'imprimé anime, le cluster de patchs, le graphisme ironique.

La règle : un statement par tenue, pas deux. Si ton pull porte un imprimé Death Note, ton manteau n'en porte aucun. Si ta doudoune a un patch One Punch Man, ton pull est uni ou dégradé. Deux statements de mid-layer bruyants l'un sur l'autre se lisent comme du cosplay, pas comme une tenue.

Pour tester la logique de l'imprimé anime, prends un seul pull statement (Death Note, Berserk, Pain, One Punch Man) sous une doudoune unie ou sous une veste en cuir. C'est l'entrée la plus simple vers Yami-Kawaii ou Visual Kei — sans risque si ça ne colle pas.

Catégorie · Accessoires & pièces de couche

Accessoires Harajuku en hiver — les trois points de statement

En Harajuku hiver, les accessoires sont l'endroit où la tenue bascule le plus visiblement — d'un côté ou de l'autre. Casquette à imprimé anime, bonnet en peluche, écharpe en tartan, jambières, collier à breloque. Trois en même temps, c'est le maximum. Quatre font basculer en tier Halloween.

Ce qui marche : casquette ou béret avec patch anime (Misa, Devilman, Berserk, Yugioh), une veste en maille polaire comme couche intérieure sous la doudoune, des jambières par-dessus des combat boots, des chaussettes hautes par-dessus le pantalon, un seul collier à breloque. Jamais collier à breloque plus choker plus cluster de pinces à cheveux — c'est du maximalisme Decora au mauvais endroit.

Porte seulement une casquette et une couche intérieure en polaire et tu as déjà construit la moitié de la tenue. En Harajuku hiver la couche intérieure fait le travail de chaleur et les accessoires la part de statement — les deux à la fois, sans que l'un vole la scène.

Formule de styling

La formule à 3 couches — comment Tokyo gère 2 °C

Une tenue Harajuku hiver fonctionne sur une seule logique : trois couches, chacune avec son propre rôle, aucune ne faisant deux fois le même. La couche peau fait la chaleur. La mid-layer fait le statement. La couche extérieure fait le volume et la protection contre le vent. Faire les trois avec la même fonction — trois pulls en maille l'un sur l'autre — et tu gèles, tu as l'air gonflé, et tu te lis comme « premier voyage d'hiver à Berlin ».

« Trois couches, trois fonctions, trois sous-styles — le Harajuku en hiver est une langue, pas un empilement. »

En pratique ça veut dire : couche peau fine (top en mesh, t-shirt thermique, body long), mid statement par-dessus (pull anime, maille dégradée, cardigan en tartan), extérieur volume par-dessus (doudoune, cape en fausse fourrure, long manteau en laine). Plus les collants visibles entre l'ourlet et la chaussure. Plus exactement trois points d'accessoire. On a mis le breakdown complet des couches avec exemples photo dans un article à part :

Harajuku ne tient pas seul — il se recoupe sur plusieurs bords avec d'autres esthétiques de Tokyo et de Séoul. Le Y2K Harajuku partage la logique tartan, le Korean Streetwear partage le principe de couches, le Japanese Streetwear partage la liste de marques, le Gothic partage l'itération Visual Kei. Quand on a le Harajuku, on peut lire ces codes voisins et les mélanger volontairement, sans glisser dans le cosplay.

Voici les cinq voisins les plus importants — chacun avec son propre guide, si tu veux aller plus loin :

Couleurs

Palette de couleurs Harajuku hiver — pas de mythe du « tout pastel »

Le plus grand malentendu : que le Harajuku hiver reste pastel-rose-avec-accent-lavande. C'est vrai pour le Sweet Lolita et pour une itération Decora, mais pas pour les quatre autres. En hiver Harajuku passe à une palette plus large — et c'est exactement ce qui rend la tenue sérieuse au lieu de kitsch.

La répartition d'hiver : Decora reste pastel (rose, menthe, lavande, crème). Gyaru bascule vers le noir avec un accent clair (mini en tartan, chaussettes blanches). Lolita part en bordeaux, vert forêt, marine éteint. Yami-Kawaii joue le blanc d'hôpital avec le noir à imprimé anime. Visual Kei devient complètement sombre avec un accent hardware rouge. Mori-Kei se tient dans des tons terreux — camel, olive, crème, un seul rouge rouille.

Le principe de superposition en mouvement — une itération en douze secondes :

Dérive de couleur — couleur « presque la même »

Les 6 erreurs Harajuku hiver les plus fréquentes — ce que tu ne dois PAS faire

Le Harajuku hiver bascule de façon fiable à six endroits, peu importe le prix de chaque pièce. Si tu n'évites qu'une seule chose, que ce soit l'erreur numéro un.

Tracksuit

Comment débuter en Harajuku Winter Fashion — les 4 premières pièces

Tu n'as pas besoin de vingt pièces de Tokyo pour porter du Harajuku en hiver. Tu en as besoin de quatre qui seront dans 80 pour cent de tes tenues. Tout le reste se construit autour.

Dans l'ordre : une doudoune imprimée ou un manteau à imprimé anime (ton plus gros investissement — tient trois hivers si tu n'achètes pas bon marché). Un pull à imprimé anime ou une maille dégradée comme mid-layer. Un pantalon à imprimé anime ou en tartan à jambe large. Une casquette statement avec patch anime. Plus des jambières ou des chaussettes hautes comme cinquième optionnel — mais seulement une fois les quatre en place.

Le Korean Two Piece est une discipline de tissu, pas un costume de set. 70 pour cent de cohésion, 30 pour cent de rupture délibérée — tout le reste est un ensemble assorti pris sur la table de soldes.

Tenues Harajuku hiver en vrai — à quoi ça ressemble dans la rue

Avant de construire la tienne, regarde comment les autres la portent. Les six sous-styles d'en haut ont l'air différents dans le feed que sur les photos d'archives FRUiTS : plus serrés, plus sales, moins parfaitement assemblés — et c'est justement pour ça qu'ils marchent aussi à Berlin ou à Cologne.

C'est le moyen le plus rapide de vérifier si le Harajuku va sur ton type de corps et dans ta ville — avant de dépenser de l'argent.

La règle 3-3-3 dit : 3 hauts, 3 bas, 3 couches dans l'armoire active = 27 combinaisons d'outfit. Traduit pour le Korean Two Piece : 3 sets (blazer, knit, lin) plus 3 bas alternatifs plus 3 hauts alternatifs = environ 21 set outfits propres plus des options de mix en plus quand le set ne va pas une fois. La règle est une logique de capacité, pas un vocabulaire spécifiquement coréen — mais elle marche bien quand tu comptes les sets comme unité de base au lieu des pièces individuelles.

Le Harajuku hiver est une langue — pas une tendance, pas un costume

Si tu retiens une chose de ce guide, que ce soit ça : le Harajuku hiver ne fonctionne pas par les pièces, mais par les règles. Quand on a les règles, on construit cent tenues avec quinze pièces. Quand on achète seulement des pièces, on a une armoire pleine sans une seule tenue qui tombe juste.

Toute la logique de ce guide se réduit à une phrase :

Les règles sont stables depuis le milieu des années 90 et le resteront — tant que Takeshita-dōri est plein le dimanche. Mais tu n'as pas à attendre de toutes les connaître par cœur. Commence par le seul sous-style qui te convient le mieux. Ce que tu ne sais pas, tu l'apprends en le portant.

Et c'est aussi le point : en théorie le Harajuku se lit comme un corset de règles, mais en pratique ça ne se sent pas comme ça. Une fois le code acquis, chaque tenue d'hiver suivante est une variation des mêmes quatre ou cinq briques — pas une nouvelle invention.

Trois signaux font lire un vêtement comme « aisé » — qualité de tissu (mat pas brillant, lourd pas fin), précision de fit (tient à l'épaule et à la hanche, tombe propre), et cohésion (un seul vocabulaire de tissu, pas trois). Le Korean Two Piece touche les trois signaux : tissu identique entre haut et bas (le plus haut niveau de cohésion), fit précis comme standard de set, souvent en fibres naturelles mates (lin, laine, twill). C'est pourquoi le set look coréen se lit souvent comme « quiet luxury » ou « expensive-looking » dans les médias occidentaux — il touche les signaux d'aisance perçus sans logos de marque visibles.

Questions fréquentes sur le Harajuku Winter Fashion

Les questions qu'on reçoit souvent par DM et email — court, clair, sans détour.

Quelle est la différence entre le Harajuku hiver et le Korean Streetwear hiver ?
Les deux travaillent avec des couches, mais la logique diffère. Le Korean Streetwear tourne monochrome et minimaliste — manteau camel, maille oversize, loafer. Harajuku tourne contrasté et ironique — doudoune à imprimé anime, mini en tartan, botte plateforme. Si une tenue a trois changements de matière visibles, c'est du Harajuku ; si tout reste dans une famille de couleur, c'est Séoul.
Le Harajuku hiver marche-t-il aussi à Berlin par moins 5 °C ?
Oui — si tu prends la formule à 3 couches au sérieux. Skin thermique fin, mid porteur de statement (pull anime ou maille dégradée), vrai extérieur d'hiver avec duvet ou laine. Plus des jambières ou des chaussettes hautes au lieu de collants seuls. Tokyo tourne à trois degrés en janvier, Berlin atteint moins cinq — le seul ajustement est la densité de l'extérieur, pas le système.
Où acheter des vêtements Harajuku sans prendre l'avion pour Tokyo ?
Trois voies : d'abord, des marques DTC comme Fūga Studios qui traduisent le vocabulaire avec compétence sans frais de voyage. Ensuite, des plateformes de revente (Mercari Japan, Yahoo Auctions Japan, 2nd Street) pour des pièces WEGO, Liz Lisa, Spinns ou 6%DOKIDOKI d'occasion. Enfin, des boutiques vintage à Berlin, Düsseldorf et Cologne pour la maille ère-archive-FRUiTS et les mini-jupes en tartan.
Que signifie « Decora » — et est-ce la même chose que Kawaii ?
Pas tout à fait. Kawaii est le terme japonais large pour « mignon » et désigne un spectre esthétique de Hello Kitty au design de personnages anime. Decora est une itération Harajuku spécifique de la fin des années 90 : densité d'accent maximale, centrée sur le pastel, fondée comme mouvement autour de la boutique 6%DOKIDOKI de Sebastian Masuda. Tout Decora est Kawaii, mais tout Kawaii n'est pas Decora.
Qu'est-ce que « Harajuku outfit Dress to Impress » a à voir avec le vrai Harajuku ?
Peu. « Dress to Impress » est un jeu Roblox où les joueurs composent des tenues sur des thèmes — et « Harajuku » y est une catégorie de thème avec bottes plateforme, mini en tartan et maille pastel. L'itération DTI est une version comic simplifiée qui ne cite que deux ou trois sous-styles (surtout Decora et Gyaru). Pour du vrai Harajuku, regarde les archives FRUiTS ou suis des comptes photo de Takeshita-dōri.
Le Harajuku marche-t-il aussi pour les hommes — ou est-ce un style de femme ?
Oui, et mieux que la plupart ne le pensent. Visual Kei et une partie de Yami-Kawaii sont explicitement masculins ou unisexes, avec leur propre histoire de Tokyo (Buck-Tick, X Japan, Dir en grey). Les quatre autres sous-styles ont des itérations masculines — Decora-boy, Gyaru-o, Lolita-boy, Mori-otoko. En hiver les versions masculines sont souvent centrées sur l'imprimé (pull anime, casquette cartoon) plutôt que sur la breloque.
Quelles chaussures vont avec le Harajuku Winter Fashion ?
Quatre types de chaussures marchent : Mary-Jane plateforme avec collants (Lolita, Decora), combat plateau ou buckle boot avec jambières (Visual Kei, Yami-Kawaii), sneaker plateau avec imprimé anime (crossover Streetwear), et botte en maille knee-high (Mori-Kei). Ce qui ne marche PAS : loafers plats, ballerines, bottes à stiletto, bottes de cowboy, toute chaussure sans plateforme. La semelle doit faire au moins 3 cm.

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À propos de l'auteur

Philipp Fuge — Founder · Berlin

Fondateur de Fūga Studios. Écrit le journal lui-même. Berlin · Shanghai · Tokyo · Poznań — quatre villes, une logique.

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