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Inside Fūga · Streetwear

Minimalist Streetwear : Discipline d'Édition, Pas d'Uniforme Basique

Ce que Helmut Lang a commencé en 1993, que COS a démocratisé et qu'Aimé Leon Dore a remixé : 5 archétypes, 3 tons par tenue, zéro logo visible. La liste honnête des marques par palier de prix — de UNIQLO à The Row — plus 5 pièces avec lesquelles tu commences dès aujourd'hui.

· Founder · Berlin · 21.04.2026 · 25 Min.
Minimalist Streetwear: Warum dein Fit nie clean aussieht

Tout le monde dit que le minimalist streetwear, c'est « juste tout en noir et basique ». Ils ont tort. Un tee noir plus un jean noir, c'est aussi minimaliste qu'un frigo vide est sain — seulement à condition que le reste tienne.

Le minimalist streetwear est une discipline d'édition. Tu construis une tenue avec cinq à huit pièces où rien ne crie, rien n'est logoté et chaque pièce porte sa tâche — tissu, coupe, ton. C'est exactement le contraire de « acheter moins de choses ». C'est « acheter moins de choses qui vont mieux, qui sont plus denses et qui durent plus longtemps ».

Celui qui vend le minimalist streetwear comme un « basic black uniform » a confondu le code avec la paresse. Ce guide trie ce qu'il y a vraiment derrière : où ça a commencé (Helmut Lang, Yohji Yamamoto, COS), quels cinq archétypes portent la discipline, quelles marques livrent honnêtement par palier de prix, comment ça se traduit en vestes / pantalons / hauts et quelles six erreurs démasquent ta tenue comme cosplay au premier coup d'œil.

À quoi ça ressemble en mouvement — une silhouette proprement construite en 12 secondes :

Ligne propre — le set tient à l'épaule et à la hanche et tombe droit. Pas de pile de couches qui le casse.

Qu'est-ce que le minimalist streetwear — et qu'est-ce qui n'en fait pas partie ?

Le minimalist streetwear est un mouvement qui roule sur deux lignes en même temps depuis le milieu des années 90 : l'héritage des créateurs européens (Helmut Lang, Jil Sander, COS) rencontre la réduction workwear américaine (Carhartt WIP sans le logo, sweats plain, basic tee). Ce qui a glissé dans le mainstream en 2020 avec Aimé Leon Dore et la vague anti-logo a, sous la surface, la même construction depuis 30 ans : pas de graphisme, ton neutre, coupe visible.

Ce que tu vois souvent de travers ici : minimaliste ne veut pas dire plain, ni bon marché, ni « moins d'effort ». Une tenue minimaliste bien faite a un tissu plus dense, une coupe plus précise et des coutures plus nettes qu'un set de streetwear imprimé. Tu paies visiblement plus par pièce — et tu achètes moins de pièces en échange.

3

Tons max par tenue

0

logos visibles

5-8

Pièces comme ossature

Pour que quelque chose rentre vraiment dans le code minimalist streetwear, il doit passer quelques filtres :

  • Ton neutre — noir, cream, off-white, charcoal, grey, navy. Olive et stone passent dès qu'ils s'insèrent dans la même palette.
  • Aucune identification de marque visible — pas d'imprimé, pas de lettrage, pas de logo en hardware. Patch Carhartt WIP enlevé, blank-line de Stüssy mis.
  • Tissu dense — jersey heavyweight au lieu de tee-fin, part de laine dans le knit, twill au lieu de coton standard.
  • Coupe visible — oversized à l'épaule, dropped shoulder, pantalon large. Le tissu doit tomber, pas coller.
  • Un accent maximum — une couture, une poche, une patte de boutonnage. Plus détourne du ton.

Ce qui reste dehors : tees graphiques, patches de logo, tissus brillants, accents néon, skinny-fit, imprimé camo, tout ce qui crie. Même un simple tee blanc avec la mauvaise coupe tombe — le minimalist streetwear ne se définit pas par la réduction du nombre de pièces, mais par le soin dans la pièce individuelle.

C'est quoi un Korean two piece outfit — et où commence le code

D'où ça vient — Helmut Lang, Yohji et la vague anti-logo

Les racines sont dans les années 90, pas dans les années 2020. À partir de 1993, Helmut Lang a construit à Vienne puis à New York une mode menée par la coupe qui devait fonctionner sans graphisme, parce que le tissu lui-même portait le propos. Jil Sander a tiré la ligne allemande à partir de 1985 — coupe précise, qualité de tissu sans compromis, zéro décoration. Yohji Yamamoto est venu de Tokyo avec le contre-concept à la rigueur du tailoring européen : la même réduction, mais traduite par un tissu qui tombe et une coupe asymétrique.

En 1997 COS ouvre à Londres et rend la logique des créateurs européens disponible pour moins de 100 € — c'est le premier point où le minimalisme s'infiltre du segment luxe vers la rue. A.P.C. (Paris, fondée en 1987) et COS étaient les deux marques qui ont façonné le « minimalisme abordable » dans les années 2000 — avant même que le mot quiet luxury n'existe.

Le lien streetwear arrive plus tard. Aimé Leon Dore est fondée en 2014 à New York et mélange le code du tailoring italien avec le workwear US — manteau en laine sur sweatpants, polo sur carpenter jeans. Lemaire poursuit la langue française à partir de 2015, désormais réduite entièrement aux tons neutres. À partir de 2020 court la vague anti-logo mondiale : Bottega Veneta fait disparaître son logo entièrement, la marque solo de Phoebe Philo en 2023 fait du « pas de branding visible » le statement, le stealth-wealth devient un terme de recherche. Le minimalist streetwear est aujourd'hui l'intersection de tout ça : héritage créateur, courant anti-logo, pricing street.

Sous-types

Les 5 archétypes — du stealth-wealth au japanese-minimal

Le minimalist streetwear n'est pas un seul look, mais cinq dérivations de la même logique. Si tu ne te retrouves dans aucun des cinq, tu cherches le mauvais style — l'intersection est plus étroite qu'elle n'en a l'air. Si tu te retrouves dans deux, tu as compris le système et tu peux passer de l'un à l'autre sans te changer.

Voici les cinq, triés par palier de prix et densité de matière — du plus abordable au bout luxe le plus intransigeant :

Partage de genre

Femmes vs hommes — là où le code tourne vraiment différemment

La matière et la palette de tons sont identiques. Ce qui diffère, ce sont les proportions et l'endroit où le volume se place. Celui qui transfère ça sur le corps sans y penser construit, une tenue sur deux, un look inconsciemment féminin (cropped top, coupe cintrée) ou masculin (épaule oversized, wide-leg). Ce que tu fais en homme quand tu portes minimaliste : acheter une taille trop grande en haut, laisser une longueur trop longue en bas.

Pour les hommes l'ossature est : tee ou knit oversized avec dropped shoulder, pantalon wide-leg ou coupe droite sur la hanche, chaussures épaisses (Stan Smith en cream, Samba en off-white, Salomon ACS en stone). L'épaule peut dépasser de 3–4 cm. Le pantalon ne se place jamais sur la taille — toujours sur la hanche ou en dessous. Paraît plus large de dos, plus droit de face.

Pour les femmes l'ossature est inverse : plus court en haut (cropped knit, polo cintré, chemise courte), plus large en bas (wide-leg pants, jupe midi, cargo oversized). La taille reste visible ou est marquée par un empiècement. La matière peut tomber plus doucement (cachemire, washed cotton, laine légère), mais jamais coller. Les chaussures épaisses passent — mais ne sont pas obligatoires. Une ballerine ou un loafer en cream fonctionne tout aussi bien.

Marques

Marques par palier de prix — de UNIQLO à The Row

La question des marques est la plus posée sur le minimalist streetwear : que portent les gens qui ne veulent pas crier ? Voici une liste honnête par palier de prix — de ce que tu te payes avec un job étudiant à ce que les gens riches portent sans que tu voies le logo. Les deux bouts appartiennent au code ; ce ne sont pas des concurrents, mais différents étages de la même discipline.

  • Palier d'entrée (20–80 €) — UNIQLO U et UNIQLO Heattech, COS Basics, ligne H&M Studio, Muji pour chemises et pantalons, ASKET de Stockholm pour les T-shirts en heavyweight. Sunspel pour la qualité du cotton-tee britannique. C'est ici que tu construis l'ossature.
  • Palier moyen (100–400 €) — A.P.C. Paris, Acne Studios, Carhartt WIP (logo enlevé, blank-line mis), Stüssy Basics, Lemaire (au bas de ce palier), Norse Projects, Filippa K, Studio Nicholson, Our Legacy, Document. Le palier où la plupart restent longtemps.
  • Bridge streetwear (150–500 €) — Aimé Leon Dore, Kith Classics, Fear of God Essentials, REPRESENT blank-line, Stone Island Ghost (le subset sans logo). C'est ici que le streetwear se combine au tailoring.
  • Japanese (300–2000 €) — Yohji Yamamoto, Issey Miyake (Homme Plissé pour le pantalon plissé), Auralee pour les tissus lavés, And Wander au bout technique, Sacai dans le registre expérimental de coupe.
  • Quiet luxury (500–3000 €+) — Jil Sander, Lemaire en haut de gamme, The Row (la marque des jumelles Olsen, la référence cachemire), Loro Piana pour la laine, Brunello Cucinelli pour les knits italiens, Hermès Essentials, Bottega Veneta depuis le logo reset. C'est ça la réponse à « quelles marques portent les gens riches » : ils portent ce que tu ne reconnais pas à 5 mètres.

La réponse à « quelles marques portent les top 1 % » est donc le plus souvent invisible : Loro Piana, The Row, Cucinelli, Hermès en ligne de base. Tu ne vois aucun logo, et c'est exactement ça le point. L'identification passe par la densité du tissu et la coupe — et seul quelqu'un qui porte la même chose la reconnaît.

Catégorie · Outerwear

Vestes — le premier investment-move

En minimalist streetwear la veste est ce que tu achètes en premier quand tu commences vraiment. Elle a la plus grande surface dans la tenue, porte le ton dominant, et décide si ton look devient un statement réfléchi ou un hasard. En minimalist streetwear ça veut dire : aucun logo visible, tissu dense, coupe claire — bomber, sherpa-coat, trench, ou long-coat.

Quatre types de vestes portent le code de façon fiable : sherpa noir mat ou cream (chaud, monochrome, sans pattern), long-coat en laine dense ou imitation cuir (qui tombe, définit la silhouette), bomber en laine premium ou heavy-cotton (assez cropped pour laisser de la place au pantalon wide-leg), et trench en cream ou stone (matière classique, ton neutre, zéro imprimé). Le puffer passe — mais seulement monochrome, sans patches de logo visibles, et en surface mate.

Si tu n'achetais qu'une seule veste, ce serait un sherpa-bomber ou un long-coat dans un ton neutre — les deux tiennent 10 ans, se passent par-dessus n'importe quel tee, knit ou chemise, et sont l'investissement le plus rapide qui tire ta tenue vers le haut dans son ensemble.

Catégorie · Bottoms

Pantalons — là où le volume se place

Le pantalon est l'ancre invisible. Il se place sous le tee, sous le knit, sous le coat — tu le vois rarement seul, mais il porte toute la silhouette. Les skinny-cuts sont dehors depuis 2019. Ce qui fonctionne : coupe droite, wide-leg, ou légèrement oversized — toujours avec du volume en bas et un sit sur la hanche, pas sur la taille.

Trois types de pantalons portent le minimalist streetwear : wide-leg en twill dense ou laine lavée (le workhorse — va avec tout), carpenter-cut en coton ou denim (avec des poches fonctionnelles, mais sans branding), et trouser coupe droite en cream ou charcoal (pour le lien tailoring). Les sweatpants passent — si le tissu est plus dense que le loopback standard et que la coupe ne colle pas trop au corps.

Ce que tu veux éviter : skinny-fit, part d'élasthanne au-dessus de 5 %, denim lavé avec distressed-wash, tout ce qui a un logo sur la jambe ou sur l'étiquette de poche arrière. Ces détails se lisent contre le code — le pantalon porte le contraire d'un propos.

Catégorie · Tops

Hauts, knits & hoodies — là où la marque n'est pas

Le tee, le knit, le hoodie — trois pièces qui pendent côte à côte dans la tenue et décident si l'ensemble passe pour une réduction de créateur ou pour « un peu ennuyeux ». Le truc : la densité du tissu et la coupe font la différence, pas la couleur. Un tee heavyweight en noir d'ASKET a l'air différent dans le miroir d'un tee fin en noir de H&M Basic — et l'effet s'installe immédiatement quand l'épaule tombe juste.

Les candidats : tee heavyweight (200 g/m² ou plus), knit ribbed ou polo waffle en laine ou mélange de laine, long-sleeve plain à col rond ou mock-neck, zip-hoodie en loopback dense (pas de lettrage, pas de poche poitrine). Le cardigan en mélange de laine est optionnel — fonctionne en heritage-basics et stealth-wealth, moins en anti-logo streetwear.

Celui qui veut tester ça à bas prix achète un UNIQLO U heavyweight crewneck (20 €) et un plain zip-hoodie en cream ou charcoal (Carhartt WIP sans le patch, ou le zip-hoodie Streetwear unisexe ci-dessous). Avec ça le tiers supérieur de la tenue est en ordre — ce qui est au-dessus, c'est l'outerwear ; ce qui est en dessous, c'est le pantalon.

Styling

Comment vraiment styler le minimalist streetwear — matière, coupe, ton

Les trois leviers qui décident le minimalist streetwear au quotidien sont la matière, la coupe et le ton. Celui qui contrôle les trois en même temps construit des tenues qui rendent différemment en mouvement que sur le cintre. Celui qui n'en contrôle qu'un ou deux a un bon jour — et un mauvais le lendemain.

Matière : Mélange au maximum trois textures par tenue. Laine, cotton twill, membrane légère. Ou cachemire, jersey heavyweight, cotton drill. Dès que la quatrième texture s'ajoute (cuir + laine + coton + sherpa) ça devient agité. Pense aux textures comme à des hauteurs de ton : trop d'un coup et la tenue siffle.

Coupe : Une asymétrie suffit. Si le haut est oversized, le bas devient droit. Si le bas est wide-leg, le haut devient cintré. Si le tee a un dropped shoulder, la coupe du pantalon n'est pas large en parallèle. Les looks oversize symétriques (large en haut, large en bas, chaussure épaisse) se lisent comme « acheté trop grand » au lieu d'une coupe délibérée.

Ton : Maximum trois tons. Deux d'entre eux sont des ancres (le plus souvent noir et cream, ou charcoal et off-white), le troisième est l'accent (stone, navy, olive — jamais une couleur signal). Dès que tu tires un quatrième ton dans la tenue ça devient une variante ; à partir du cinquième ce n'est plus un look minimaliste.

« Une bonne tenue minimaliste, c'est une tenue où rien ne te distrait, mais où tout te tient. Si après 8 heures tu vois encore dans le miroir la même tenue que le matin — tu l'as bien construite. »

— Fūga Studios

Celui qui veut entrer plus profondément dans la densité de matière trouve la couche suivante dans notre guide Korean Streetwear Color Trends — Seoul n'utilise en moyenne que quatre couleurs en été, et c'est exactement la même discipline d'édition dans une autre ville.

Et si tu veux traduire le code dans tes propres catégories, voici les trois prochaines étapes :

Si tu dois porter un manteau d'hiver par-dessus un set coréen, choisis soit un long manteau dans un troisième ton neutre (pas le ton du set — l'écart se verrait), soit une doudoune en nylon mat à coupe propre. Un bomber tombant ou un modèle en duvet voyant cassent le code. Ligne longue sur ligne courte marche ; courte sur longue, non.

En été vs hiver — même logique, autre volume

La discipline d'édition ne change pas entre les saisons — elle ajuste seulement combien de matière tu portes en même temps. L'été est la phase la plus dure, parce que moins de tissu signifie que chaque couture et chaque coupe devient plus visible. En hiver le coat cache presque tout ; en été le tee porte seul.

Setup été : tee heavyweight en cream ou noir, pantalon wide-leg léger en lin ou coton lavé, sneakers low-cut en off-white (Samba, Stan Smith, Common Projects). Une sur-couche pour le soir — shell léger ou veste workwear non doublée en cotton twill. C'est tout. Trois tons maximum : cream + charcoal + un accent stone.

Setup hiver : long-sleeve heavyweight ou knit ribbed sous manteau en laine ou sherpa-bomber, pantalon wide-leg en laine ou twill dense, boot épais ou trail-sneaker, écharpe en cream ou charcoal comme couche supplémentaire. Ici la tenue ne devient le code que par le coat — la moitié basse seule serait encore generic, mais l'outerwear soulève l'ensemble du set.

Voilà à quoi ressemble le look de transition en mouvement — un coat sur un haut heavyweight, le pantalon pend lâche sur la hanche :

Anti-liste

Les 6 erreurs les plus fréquentes — ce qui fait basculer le look

Le minimalist streetwear a l'air simple, mais ne l'est pas. Celui qui pense « juste basique » construit des tenues qui fonctionnent dans le miroir et s'effondrent sur la photo. Voici les six points où la plupart basculent — triés du plus fréquent au plus subtil.

Tracksuit

Comment commencer — les 5 premières pièces (palier UNIQLO inclus)

Tu n'as pas besoin de 20 trucs noirs pour porter le minimalist streetwear. Tu as besoin de cinq qui seront dans 80 % de tes tenues. Tout le reste se construit autour.

Dans l'ordre : un tee heavyweight en cream ou charcoal (UNIQLO U pour 20 €, ASKET pour 40 €, COS pour 30 € — les trois fonctionnent). Un pantalon wide-leg en twill dense ou laine lavée (pantalon UNIQLO 60 €, COS 100 €, A.P.C. 180 €). Un zip-hoodie en loopback dense sans logo (Carhartt WIP blank-line 120 €, ou moins cher via H&M Studio). Une outerwear comme ancre — sherpa-bomber ou long-coat (200–400 € comme niveau d'investissement sensé). Une chaussure en cream ou stone (Stan Smith 100 €, Samba 110 €, Salomon ACS 180 € pour un accent tech).

Le Korean Two Piece est une discipline de tissu, pas un costume de set. 70 pour cent de cohésion, 30 pour cent de rupture délibérée — tout le reste est un ensemble assorti pris sur la table de soldes.

Tenues en vrai — à quoi ça ressemble dans la rue

Avant de construire ta propre tenue, regarde comment les autres la portent. Les cinq archétypes ont l'air différents dans le feed que sur les photos de lookbook — portés, moins parfaits, avec des couches qui se mélangent. C'est exactement ce mélange qui fait le code, et c'est le test le plus rapide de savoir si la discipline fonctionne sur ton type de corps et dans ton quotidien.

La règle 3-3-3 dit : 3 hauts, 3 bas, 3 couches dans l'armoire active = 27 combinaisons d'outfit. Traduit pour le Korean Two Piece : 3 sets (blazer, knit, lin) plus 3 bas alternatifs plus 3 hauts alternatifs = environ 21 set outfits propres plus des options de mix en plus quand le set ne va pas une fois. La règle est une logique de capacité, pas un vocabulaire spécifiquement coréen — mais elle marche bien quand tu comptes les sets comme unité de base au lieu des pièces individuelles.

Le minimalist streetwear est une discipline d'édition — pas une tendance

Si tu retiens une chose de ce guide, que ce soit ça : le minimalist streetwear ne fonctionne pas par la privation, mais par le choix. Celui qui entraîne le choix achète avec 5 pièces ce que d'autres tentent avec 30 — et a meilleure allure dans chacune de ces cinq. La discipline ne s'appelle pas « moins de choses ». La discipline s'appelle « ces cinq choses, chaque jour, toujours un cran mieux ».

Toute la logique de ce guide se réduit à une phrase :

Les règles sont stables depuis les années 90. Ce qui change, ce sont les marques qui les portent — de Helmut Lang via COS et A.P.C. à Aimé Leon Dore et The Row. Ce qui ne change pas : la matière avant le symbole, la coupe avant l'imprimé, trois tons avant cinq. Celui qui a ça en tête achète différemment, fait son sac différemment, s'habille plus vite le matin.

Et c'est ça le vrai point : le minimalist streetwear sonne comme de la privation et se ressent comme de la clarté. Une fois que tu portes le code, chaque tenue suivante est une variation des mêmes cinq briques — pas une nouvelle invention. Tu gagnes du temps, tu économises de l'argent par an (parce que tu ne rachètes pas tous les trois mois) et après 18 mois tu as encore l'air d'aujourd'hui.

Trois signaux font lire un vêtement comme « aisé » — qualité de tissu (mat pas brillant, lourd pas fin), précision de fit (tient à l'épaule et à la hanche, tombe propre), et cohésion (un seul vocabulaire de tissu, pas trois). Le Korean Two Piece touche les trois signaux : tissu identique entre haut et bas (le plus haut niveau de cohésion), fit précis comme standard de set, souvent en fibres naturelles mates (lin, laine, twill). C'est pourquoi le set look coréen se lit souvent comme « quiet luxury » ou « expensive-looking » dans les médias occidentaux — il touche les signaux d'aisance perçus sans logos de marque visibles.

Questions fréquentes sur le minimalist streetwear

Le streetwear, c'est quel genre de style ?
Le streetwear est une mode née des sous-cultures skate, hip-hop et surf depuis la fin des années 80 — tee imprimé, casquette, sneaker comme ancre, identification de marque visible. Le minimalist streetwear est le sous-code dans lequel l'identification de marque est explicitement retirée : la même coupe et les mêmes catégories, mais sans logo et avec des tissus plus denses.
Quelles sont les marques de streetwear cool dans le spectre minimaliste ?
Au palier d'entrée : UNIQLO U, COS, ASKET, Muji. Palier moyen : A.P.C., Acne Studios, Carhartt WIP (logo enlevé), Stüssy blank, Norse Projects, Filippa K, Studio Nicholson, Our Legacy. Bridge streetwear : Aimé Leon Dore, Kith Classics, Fear of God Essentials, REPRESENT blank-line. Quiet luxury en haut de gamme : Jil Sander, Lemaire, The Row, Loro Piana, Brunello Cucinelli.
Quelles marques portent les gens riches ?
Dans la ligne minimaliste le plus souvent invisible : Loro Piana et Brunello Cucinelli pour le cachemire, The Row pour les coupes sans logo, Hermès en ligne de base, Bottega Veneta depuis le logo reset, Jil Sander pour les lignes de tailoring claires. La logique : moins le branding est visible, plus le tissu est généralement cher. Dans cette classe la visibilité du logo corrèle inversement avec le prix d'achat.
Quelles marques portent les top 1 % ?
Les codes de style des top 1 % en minimalist streetwear s'orientent autour de The Row, Loro Piana, Hermès, Cucinelli et, côté créateur, de la marque solo de Phoebe Philo ainsi que de Lemaire en haut de gamme. Tu ne peux pas le reconnaître au logo — mais à la densité du tissu (cachemire à haut nombre de fils), à la finition des ourlets (fait main au lieu de machine) et à la coupe (l'épaule tombe au millimètre).
UNIQLO est-elle une marque de minimalist streetwear ?
Oui — dans la ligne U et dans les heavyweight basics. UNIQLO U (créée par Christophe Lemaire) est de fait la traduction Lemaire la moins chère que tu obtiens en tant que consommateur : coupe minimaliste, tons neutres, zéro logo visible, tissu coton dense. Le heavyweight crewneck, le wide-leg pants et le Smart Ankle Pants sont des pièces d'entrée pour moins de 60 €.
Puis-je commencer le minimalist streetwear à bas prix ?
Oui — tu construis la tenue d'entrée complète pour moins de 300 €. Tee heavyweight UNIQLO U (20 €), pantalon wide-leg UNIQLO (60 €), plain zip-hoodie en loopback dense (80–120 €), une outerwear d'ancrage (sherpa-bomber ou long-coat à partir de 150 € en seconde main), Stan Smith ou Samba (100 €). Ce qui compte, c'est la densité du tissu, pas le prix — une pièce bon marché à coupe précise bat n'importe quelle pièce de créateur en matière fine.
Le minimalist streetwear fonctionne-t-il à Berlin ou est-ce seulement pour un climat doux ?
Fonctionne dans n'importe quel climat — le code s'adapte par la matière et la superposition. Hiver berlinois : manteau en laine heavyweight ou sherpa-coat sur un knit, pantalon wide-leg en laine, trail-sneaker ou boot. Été berlinois : wide-leg en lin, tee heavyweight en cream, sneaker low-cut. Ce qui ne change pas : la règle des trois tons, le principe zéro logo et la coupe dense.

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