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Inside Fūga · Guide · Techwear

Mode Techwear : ce n'est pas du cosplay cyberpunk. C'est de la fonction.

Techwear est une mode qui ramène les tissus outdoor en ville — lancée en 2002 chez ACRONYM à Tokyo, aujourd'hui la norme à Berlin et Shanghai. Ce qui compte vraiment : Gore-Tex plutôt que coton, fonction plutôt que sangles décoratives, cinq sous-types de Stealthwear à Cyberpunk. Le guide complet pour 2026.

· Founder · Berlin · 20.04.2026 · 23 Min.
Techwear Mode — Fuga Studios

La plupart confondent Techwear avec « vêtements noirs plus sangles plus sac ». Aussi faux que costume avec « tissu en forme d'homme ». Techwear n'est pas un look — c'est une logique : la fonction décide en premier, la silhouette en second, la couleur en dernier.

Né en 2002 à Tokyo chez ACRONYM, propulsé par la collaboration d'Errolson Hugh avec Nike, commercialisé via Arc'teryx Veilance — et depuis 2018 à Berlin et Shanghai, l'uniforme par défaut de ceux qui ne veulent pas avoir l'air déguisés. Qui lit Techwear seulement comme du « cosplay cyberpunk » a confondu ACRONYM, Veilance et tout le vocabulaire Gore-Tex avec une soirée d'Halloween.

Ce guide clarifie ce qu'il y a vraiment derrière : qui a construit ça, ce qui compte techniquement, comment les 5 sous-types se distinguent, quelles marques écrivent le vocabulaire, comment ça se traduit en vestes / pantalons / hauts, quelles 6 erreurs font basculer ton outfit — et pourquoi Techwear reste pertinent en 2026, alors que la vague TikTok de 2021 est déjà retombée.

Voici à quoi ça ressemble en vrai — une veste qui montre son ADN tech en 12 secondes :

Origine

Qui a inventé Techwear — et d'où vient le terme ?

Le terme « Techwear » est apparu au début des années 2000 dans les forums streetwear de Tokyo — comme appellation collective pour des marques qui traduisaient les tissus outdoor en tenues urbaines. L'inventeur opérationnel, c'est Errolson Hugh, designer canadien au parcours tech-mode, qui a fondé ACRONYM à Munich en 1994. Dès 2002, il vendait des vestes hardshell en tissus Schoeller et Gore-Tex, coupées pour le mouvement en ville plutôt que pour la rando alpine.

2014 marque la rupture mainstream : ACRONYM × Nike. Errolson a repris les modèles Air Force 1, Presto et Vapormax et les a reconstruits avec des détails fonctionnels ACRONYM. Fermetures magnétiques, mid-layer amovible, poches modulaires. Les sneakers sont devenues le symbole d'un mouvement qui n'existait auparavant qu'à Tokyo et à Berlin.

En parallèle, Arc'teryx a tiré le même vocabulaire vers une direction plus posée et compatible business dès 2009 avec la ligne Veilance. Là où ACRONYM montre sangles et boucles, Veilance les cache. Là où ACRONYM construit des coupes cyber, Veilance construit des manteaux qui fonctionnent en entretien d'embauche. Les deux lignes partagent le même vocabulaire fonctionnel — juste à des volumes différents.

La deuxième vague est venue via Y-3 (Yohji Yamamoto × Adidas), Stone Island Shadow Project (le laboratoire expérimental de Stone Island), Boris Bidjan Saberi, Maharishi et Riot Division. Ce qui était un code fonctionnel chez ACRONYM est devenu une catégorie mode via ces marques — puis une esthétique de masse via TikTok à partir de 2019.

Définition

Qu'est-ce que le vêtement Techwear — et qu'est-ce que ça couvre ?

Techwear est un système d'outfit à quatre briques : tissu technique, détail fonctionnel, silhouette urbaine, couleur sourde. Quand les quatre sont là, l'outfit se lit comme Techwear. Quand une manque, ça bascule — en streetwear, en mode outdoor rando, en cosplay cyberpunk, ou en « mall ninja ».

90 %

noir mat ou gris

5

poches fonctionnelles min.

3

matériaux tech dans l'outfit

0

logos visibles

Ces quatre chiffres sont le test. Un outfit avec hoodie en coton sur cargo n'est pas Techwear — peu importe le nombre de sangles dessus. Ce qui compte, c'est le taux de matériaux, la densité fonctionnelle, et la question de savoir si chaque détail a un but ou décore seulement.

Concrètement, font partie du Techwear :

  • Tissus synthétiques à spec performance — Gore-Tex, Schoeller Dryskin, Cordura, Ripstop-Nylon, Pertex. Le coton est autorisé seulement en couche de peau, jamais en couche extérieure.
  • Systèmes de poches modulaires — poche poitrine, boucles MOLLE, sacoches amovibles, hip-pack. La poche doit pouvoir porter, pas seulement décorer.
  • Coutures scellées et étanchéité — coutures thermosoudées, zips YKK Aquaguard, fermetures éclair tapées. Si ta veste « Techwear » prend l'eau sous la pluie, ce n'en est pas une.
  • Drop-crotch ou cargo resserré — silhouette de jambe avec volume en haut et finition serrée. Le skinny, ce n'est pas Techwear, le bootcut non plus.
  • Sneakers à semelle tech ou boots hautes — Salomon XT-6, Nike ACG, Y-3 Kaiwa, ou boots de combat avec empeigne Cordura. L'Air Force générique, c'est du streetwear, pas du Techwear.
  • Palette de couleurs sourdes — noir mat, gris chaud, olive, sable, parfois rouge tactical. Les accents néon, c'est niveau cosplay.

S'il te manque trois de ces six points, c'est du streetwear inspiré Techwear — pas du Techwear. Et il y a une règle qui porte tout le système :

Statut 2026

Le Techwear est-il encore à la mode en 2026 ?

Réponse courte : oui, mais plus sous la forme TikTok de 2020. Réponse longue : le vocabulaire est devenu mainstream en silence. Salomon XT-6 comme sneaker par défaut. La ligne Nike ACG dans chaque boutique de sneakers. Des manteaux Veilance dans un outfit sur trois à Berlin-Mitte. La vague de hype est retombée, le système lui-même tient plus fermement que jamais.

Ce qui a changé : moins de sangles, moins de cosplay cyberpunk, moins de look mall ninja. Plus de stealth, plus de direction Veilance, plus de croisement avec le Gorpcore (Arc'teryx, Salomon, Patagonia). L'itération des années 2020 était bruyante. Celle de 2026 est silencieuse et tombe mieux.

Qui se lance dans le Techwear en 2026 n'entre pas dans une tendance — il entre dans une catégorie établie. Comparable aux chaussures de skate en 2008 : autrefois underground, aujourd'hui par défaut. Ce qui veut dire : entrée moins chère, plus de choix, moins de risque de ridicule avec les mauvaises pièces.

5 types

Les 5 types de Techwear — de Stealthwear à Cyberpunk

Techwear n'est pas un look — ce sont cinq, qui se chevauchent sur les bords. Qui pose côte à côte les éditoriaux ACRONYM, les lookbooks Veilance, les fils Reddit cyberpunk et le streetstyle tokyoïte voit ces cinq types nettement séparés. Chacun avec sa propre densité de poches, son propre langage de matériaux, sa propre silhouette.

Lequel des cinq te correspond dépend moins du goût que de la ville où tu vis et du niveau sonore que tu veux atteindre. Tokyo penche vers le Cyberpunk, Berlin vers le Stealthwear, Stockholm vers le Lunarcore, San Francisco vers le Gorpcore-adjacent. Ce n'est pas une thèse mode — c'est une observation issue des rapports de meilleures ventes des marchés concernés.

Sous-genre

Cyberpunk Techwear — où le genre commence vraiment

Cyberpunk Techwear est la variante la plus codée esthétiquement. Là où le Stealthwear fonctionne en restant invisible, le Cyberpunk fonctionne en devenant maximalement visible. Les deux utilisent le même vocabulaire de matériaux — Gore-Tex, Cordura, Ripstop — mais le Cyberpunk brise la silhouette en lignes asymétriques et pousse le hardware en pleine visibilité.

La référence est claire : Blade Runner de Ridley Scott (1982 et 2049), Ghost in the Shell de Mamoru Oshii (1995), et tout le débordement cosplay Akira des années 2000. Ce qui était du design de décor dans les films, ACRONYM l'a traduit en pièces portables dès 2010. Fermetures magnétiques, manches amovibles, détail chrome sur les lunettes de soleil.

Le test pour savoir si tu portes du Cyberpunk Techwear ou du cosplay cyberpunk : ton outfit peut-il survivre à 30 °C dans le métro sans attirer une attention que tu ne voulais pas ? Si oui, ça tient. Si un passant sur deux te regarde, c'est un déguisement. Le tech cyberpunk n'est pas une catégorie d'outfit de convention — c'est un outfit de ville avec un vocabulaire sci-fi.

Partage de genre

Techwear femmes vs hommes — où la ligne bascule

Les règles sont les mêmes. Tissu technique, fonction modulaire, silhouette urbaine, couleur sourde — valable pour tous les corps. Ce qui diffère, c'est la répartition. Là où le Techwear masculin vise souvent le volume maximal en haut et la jambe resserrée, le Techwear féminin est plus souvent ajusté et utilise la silhouette cropped comme second niveau de narration.

Version femme : outerwear plus courte (hardshell cropped plutôt que long manteau), mid-layer plus ajusté, cargo taille haute plus fréquent que drop-crotch. Le contenu technique reste — le Gore-Tex reste du Gore-Tex — mais la ligne se lit différemment. Les sneakers sont plus souvent choisies avec plateforme, les boots avec une tige plus haute. Le hardware reste fonctionnel, mais tient plus près du corps.

Version homme : ligne plus longue, plus de couches à l'extérieur (hardshell plus trench plus cargo-vest), plus de poche poitrine. L'itération tactical passe davantage par les hommes, l'itération stealthwear est plutôt non genrée. Ce qui varie, c'est la coupe et la densité, pas le vocabulaire.

Les deux ont besoin du taux de 90 % en couleur et de la règle des 3 matériaux. Les deux évitent le skinny en bas et en haut en même temps — ça fait basculer l'outfit direct vers l'athleisure ou le look sport Y2K. Le principe commun : volume en haut ou en bas, jamais les deux serrés ni les deux amples.

Marques

Marques Techwear — ACRONYM, Veilance et les autres

Techwear n'a pas une seule marque inventrice, mais un réseau de six à huit labels qui ont écrit le vocabulaire ensemble. Qui comprend le vocabulaire peut construire des outfits Techwear même sans le niveau designer — via les marques DTC et le resale.

Les marques qui définissent le Techwear — classées par influence :

  • ACRONYM — depuis 1994 à Munich, depuis 2002 comme label tech-mode. Errolson Hugh est l'autorité. Fermetures magnétiques, tissus Schoeller, systèmes modulaires. Prix à partir de 800 euros pour une hardshell. La référence.
  • Arc'teryx Veilance — depuis 2009, la ligne urbaine du géant canadien de l'outdoor. Là où ACRONYM est bruyant, Veilance est silencieux. Laine lisse et Gore-Tex Pro, aucune sangle visible. Compatible business.
  • Stone Island Shadow Project — le laboratoire expérimental du pionnier tech italien. Errolson Hugh en a été le directeur créatif de 2008 à 2018. Tissus thermoréactifs, revêtements cirés, effets réfléchissants.
  • Y-3 — Yohji Yamamoto × Adidas depuis 2002. Le langage drapé japonais rencontre le sport-tech. Boots, sneakers et mid-layer aux coupes asymétriques.
  • Maharishi — britannique, depuis 1994. Vocabulaire camo plus tissus tech. Créateur original du snopant et du pak-camo. Plus accessible qu'ACRONYM.
  • Boris Bidjan Saberi — designer avant-garde de Barcelone. Silhouette drapée lourde, cuir à revêtement tech, prix niveau underground.
  • Riot Division — marque ukrainienne, depuis 2011. Système pantalon modulaire, cargo à sacoches amovibles, tier de prix moyen.
  • Nike ACG & ACRONYM × Nike — la variante commercialisée. Salomon XT-6 comme sneaker tech par défaut, Vapormax Plus comme chaussure cyberpunk, la ligne ACG comme pont vers le stealthwear.

Qui veut porter du Techwear sans prix designer cherche d'abord Riot Division et Maharishi en solde, puis des marques DTC comme Fūga Studios, qui traduisent le vocabulaire avec compétence, et en dernier recours le resale pour des pièces ACRONYM ou Veilance d'occasion.

Catégorie · Outerwear

Vestes Techwear — hardshell, bomber, trench

La veste est le porteur de l'outfit Techwear. C'est la plus grande surface, le tissu le plus dominant, le porteur principal de l'histoire fonctionnelle. C'est là que se décide si ton outfit devient du Techwear ou « manteau noir avec sangles ».

Trois types de vestes fonctionnent en Techwear : la hardshell (Gore-Tex ou équivalent, capuche, coutures scellées — la variante tactical et stealthwear), le tech-bomber (coupe courte, ripstop ou Cordura, poche poitrine modulaire — la variante cyberpunk), et le tech-trench (coupe longue, souvent avec mid-layer amovible — l'itération Veilance plus mature).

Si tu n'as pas encore de veste tech imperméable, c'est ton premier move. Tout le reste de l'outfit se construit autour de cette couche.

Catégorie · Bottoms

Pantalons Techwear — cargo, multi-poches, drop-crotch

Le pantalon décide la silhouette. Le skinny est sorti depuis les débuts d'ACRONYM — ce qui passait encore dans l'itération tactical du début des années 2010 (slim serré avec des bottes) a été systématiquement remplacé par du volume à partir de 2016. Drop-crotch avec cheville resserrée, ou cargo avec ourlet à cordon, ou pantalon multi-poches avec boucles MOLLE.

Un bas de Techwear qui fonctionne est mat, technique et tombe sur la hanche. Le stretch est autorisé tant que le tissu a une spec tech (Schoeller Dryskin, ripstop 4-way-stretch). Évite tout ce qui brille, tout ce qui a un lavage vintage, et tout print de logo sur la jambe.

Si tu veux construire un pantalon qui va avec les cinq types de Techwear, prends un cargo multi-poches avec ourlet resserré en noir mat. C'est le dénominateur commun entre Stealthwear, Tactical et Cyberpunk.

Catégorie · Mid-layer

Hauts & hoodies Techwear — la couche de peau

Le mid-layer est la pièce discrète — et c'est justement pour ça qu'il se remarque quand il ne tombe pas juste. Sous une hardshell ACRONYM, tu ne trouves rarement un simple tee imprimé. C'est un hoodie technique (stretch 4-way, souvent avec trou pour le pouce), un long-sleeve en laine mérinos (respire même sous la hardshell), ou un vest tactical avec poche poitrine.

La règle : mat, sourd, près du corps mais pas serré. Les shirts imprimés (gros graphisme, logo de groupe, slogan streetwear) font basculer l'outfit direct dans le streetwear. Un hoodie tech noir uni dit plus « Techwear » que n'importe quel motif imprimé.

Qui veut tester le look tactical prend un shirt cargo avec deux poches poitrine sur un long-sleeve uni. C'est l'entrée la plus simple sans risque immédiat de cosplay.

Matériaux

La tech dans Techwear — Gore-Tex, Schoeller, Ripstop

Qui prend le Techwear au sérieux apprend quatre familles de tissus par cœur. Ces quatre séparent le vrai Techwear du « look veste noire avec sangles ». Si ta pièce n'en a aucune, ce n'est pas du Techwear — peu importe le prix.

Une pièce tech que j'ai achetée sans connaître le tissu n'était déjà plus du Techwear trois mois plus tard — c'était devenu de la mode. Les tissus tech vieillissent visiblement, les imitations coton s'effondrent. Si tu investis dans le Techwear, lis l'étiquette matière, pas la marque.

Techwear ne reste pas seul pour autant. Il chevauche sur plusieurs bords d'autres esthétiques technico-fonctionnelles — Warcore (tactical-militaire-adjacent), Gorpcore (lifestyle outdoor), esthétique Cyberpunk (futuriste-asymétrique), outfit ville-techno berlinois (noir plus fonction). Qui maîtrise le Techwear peut lire ces codes voisins et les mélanger intentionnellement.

Voici les voisins les plus importants — chacun avec son propre guide, si tu veux aller plus loin :

Saisonnier

Techwear en été vs en hiver

En hiver, le Techwear est simple. Hardshell à l'extérieur, mid-layer en Primaloft ou mérinos, hoodie technique comme couche de peau, cargo Cordura en bas, boots à semelle Vibram. Six couches si nécessaire, tout fonctionne, tout respire. Le défi, c'est l'été.

Le Techwear d'été travaille sur ce qui était sous la hardshell. Le shirt tactical devient la vue principale, souvent avec deux poches poitrine. Cargo-short plutôt que cargo-pant. Salomon XT-6 ou XA Pro plutôt que boots. Les sangles MOLLE restent, les couches disparaissent. L'outfit se lit encore comme du Techwear, parce que le matériau et la densité fonctionnelle tiennent.

La solution toute l'année existe aussi via le hardware : des pièces convertibles qui ajustent elles-mêmes leur épaisseur de couche. Hardshell avec mid-layer amovible (style ACRONYM), vest avec manches extractibles, pantalon avec jambe zip-off pour mode short. Investis dans une hardshell convertible — elle couvre huit mois sur douze.

Voilà à quoi ça ressemble en mouvement :

Ce qui ne marche pas

Les 6 erreurs Techwear les plus fréquentes — ce que tu NE dois PAS faire

Techwear a six points où ça bascule à coup sûr — peu importe le prix des pièces individuelles. Si tu évites une seule chose, que ce soit l'erreur numéro un.

Action

Comment débuter en Techwear — les 4 premières pièces

Tu n'as pas besoin de 20 pièces tech noires pour porter du Techwear. Tu en as besoin de quatre, présentes dans 80 % des outfits. Tout le reste se construit autour.

Dans l'ordre : une hardshell imperméable ou un tech-bomber (ton plus gros investissement — tient 10 ans si tu n'achètes pas au rabais). Un cargo multi-poches noir ou un pantalon drop-crotch. Un hoodie technique ou un shirt tactical avec deux poches poitrine. Des sneakers à semelle tech (Salomon XT-6 est le défaut) ou des boots de combat. Une poche poitrine ou un hip-pack modulaire en cinquième pièce optionnelle — mais seulement quand les quatre premières tiennent.

Tenues en vrai

Le Techwear en vrai — à quoi ça ressemble au quotidien à Berlin

Avant de construire ton propre outfit, regarde comment les autres le portent. Les cinq types vus plus haut ont l'air différents dans le feed que sur les photos de lookbook : plus sales, plus usés, moins parfaits — et c'est justement pour ça qu'ils fonctionnent.

C'est le moyen le plus rapide de vérifier si le Techwear te va vraiment, avant de dépenser de l'argent. Les outfits tech berlinois et tokyoïtes diffèrent d'ailleurs : Berlin est plus discret (plus d'itération stealth), Tokyo est plus cyberpunk.

Pour finir

Techwear est un système fonctionnel — pas un costume

Si tu ne retiens qu'une chose de ce guide, que ce soit ça : le Techwear ne fonctionne pas par pièces, mais par fonction. Qui maîtrise la logique fonctionnelle construit vingt outfits avec quinze pièces. Qui achète seulement des pièces se retrouve avec un placard plein sans un seul outfit qui tienne sous la pluie, dans le métro, ou à 32 degrés.

Toute la logique de ce guide se réduit à une phrase :

La logique est stable depuis 2002 et le restera — tant que le vocabulaire des matériaux continue d'évoluer. Mais tu n'as pas besoin d'attendre de savoir distinguer Gore-Tex, Schoeller, Cordura et Ripstop. Commence par le type qui te correspond le mieux. Ce que tu ne sais pas, tu l'apprendras en le portant.

Et c'est bien là le point : le Techwear se lit en théorie comme un corset de matériaux, mais ne se ressent pas comme ça en pratique. Une fois que tu as le code, chaque nouvel outfit est une variation des quatre ou cinq mêmes briques — pas une nouvelle invention.

FAQ

Questions fréquentes sur le Techwear

Les questions qu'on reçoit souvent par DM et email — court, clair, sans détour.

Qu'est-ce que le Techwear exactement — en une phrase ?
Techwear est une mode qui traduit les tissus de performance outdoor (Gore-Tex, Schoeller, Cordura, Ripstop) en coupes urbaines — lancée en 2002 à Tokyo chez ACRONYM, passée mainstream dès 2014 via les collaborations Nike d'Errolson Hugh, établie depuis 2018 à Berlin et Shanghai. Fonction d'abord, look ensuite.
Le Techwear est-il encore à la mode en 2026 ?
Oui, mais plus discrètement qu'en 2020. La vague de hype TikTok est retombée, le vocabulaire est devenu mainstream en silence. Salomon XT-6 comme sneaker par défaut, manteaux Veilance à Berlin-Mitte, Nike ACG dans chaque boutique de sneakers. Qui se lance dans le Techwear en 2026 entre dans une catégorie établie — pas dans une tendance.
Techwearclub est-il sérieux ?
Techwearclub est un agrégateur de drop-shipping connu, pas une marque propre avec sa propre production. Les pièces viennent le plus souvent de fabricants white-label AliExpress et ne sont techniquement pas de vrais tissus tech (souvent un mélange coton-polyester avec des sangles cousues dessus). Qui veut du vrai Techwear cherche chez ACRONYM, Veilance, Maharishi, Riot Division — ou chez des marques DTC comme Fūga Studios, qui traduisent le vocabulaire avec compétence.
Où peut-on acheter du Techwear en Allemagne ?
Quatre voies : d'abord des marques DTC comme Fūga Studios (expédition depuis l'Allemagne, vocabulaire tech sans marge designer). Ensuite ACRONYM et Veilance via les boutiques officielles en ligne (cher, longs délais). Troisièmement les plateformes de resale (Grailed, Vestiaire) pour des pièces designer d'occasion. Quatrièmement des boutiques berlinoises comme Voo Store, SOTO ou The Corner Berlin pour la sélection hybride.
Quelle est la différence entre Techwear et Warcore ?
Warcore est la variante la plus directement militaire : patches tactical, print camo, vests MOLLE, centré sur les boots de combat. Techwear est plus abstrait et orienté ville : même famille de matériaux, mais sans référence militaire dans la coupe ou le logo. Warcore est une sous-itération du Techwear, pas l'inverse. Si tu portes des patches ou du camo, tu es dans le Warcore. Si tu utilises seulement le tissu et la silhouette, tu restes dans le Techwear.
Quelles alternatives économiques existe-t-il à ACRONYM ?
Quatre tiers : Riot Division et Maharishi dans le tier de prix moyen (200–600 euros). La ligne Nike ACG comme variante mass-market (100–300 euros). Les marques DTC comme Fūga Studios comme alternative axée style sans marge designer. Et pour du matériau Gore-Tex sans surcoût tech-mode : Patagonia ou la ligne principale Arc'teryx (pas Veilance) dans le secteur outdoor.
Le Techwear fonctionne-t-il en été ?
Oui — les tissus tech respirent souvent mieux que le coton. Le ripstop-nylon sèche plus vite, le Schoeller Dryskin régule la transpiration, les panneaux mesh laissent passer l'air. Pour l'été : shirt tactical plutôt que hardshell, cargo-short ou pantalon Schoeller léger, sneaker mesh (Salomon XT-6, Nike ACG Mountain Fly). Hardshell et mid-layer restent dans le placard, le système reste le même.
Quelles chaussures vont avec le Techwear en dehors des Salomon XT-6 ?
Quatre alternatives fonctionnent : Nike ACG Mountain Fly et Mountain Fly Low pour l'itération Gorpcore-adjacent. Y-3 Kaiwa ou Y-3 Qasa pour la variante drapée Y-3. Boots de combat avec empeigne Cordura (Palladium Pampa Tactical, Adidas GSG-9) pour le Stealthwear et le Tactical. Vapormax Plus ou Air Max Plus pour l'itération cyberpunk. Ce qui NE fonctionne PAS : sneaker de court, sneaker blanche générique, mocassin, tout ce qui a une semelle blanche.

Qu'en penses-tu ?

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À propos de l'auteur

Philipp Fuge — Founder · Berlin

Fondateur de Fūga Studios. Écrit le journal lui-même. Berlin · Shanghai · Tokyo · Poznań — quatre villes, une logique.

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Le streetwear est la racine — les premiers designs sortis de Tokyo en 2015 étaient des prints anime, des caractères japonais, du graphisme Harajuku. Tout le reste en a grandi, mais la ligne continue.

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