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Inside Fūga · Techwear

Techwear résistante aux intempéries : membranes, DWR et le système à 3 couches

La techwear résistante aux intempéries fonctionne sur trois couches et une membrane — base, mid, shell. Qui connaît le Gore-Tex, l'eVent et le DWR n'achète pas un anorak à 400 euros sans savoir s'il tient. Hardshell vs. Softshell, ACRONYM vs. Arc'teryx, Tactical vs. Urban Shell — le code matière complet en un seul guide.

· Founder · Berlin · 20.04.2026 · 24 Min.
Wetterfeste Techwear Kleidung — Fuga Studios

« Résistant aux intempéries » sur l'étiquette ne veut d'abord rien dire du tout. C'est un terme marketing sans norme. Ce qui protège vraiment une veste de la pluie, c'est une membrane avec une colonne d'eau, une couture scellée et une imprégnation DWR qui tient encore après 20 lavages.

La techwear résistante aux intempéries n'est pas un look. C'est un système à 3 couches composé d'une base layer, d'une mid-layer et d'une shell — plus la discipline matière qui consiste à connaître trois valeurs avant de dépenser 400 € : la colonne d'eau en millimètres, la respirabilité (MVTR) en g/m²/24h, et si les coutures sont thermosoudées ou juste « water-resistant ».

Qui comprend le système achète une veste hardshell une fois et la porte dix ans. Qui se contente de chercher « imperméable » achète trois anoraks en trois ans et reste quand même mouillé. Ce guide clarifie : ce que sont concrètement la membrane et le DWR, comment fonctionne en pratique le système à 3 couches, quels sont les cinq types de techwear résistante aux intempéries, quelles marques ont écrit ce vocabulaire, et quelles sont les six erreurs qui ruinent l'investissement.

À quoi ressemblent des couches techniques en mouvement — douze secondes, une pièce :

Origine

Qui a inventé la techwear résistante aux intempéries — de Gore-Tex en 1969 à la traduction urbaine

La techwear résistante aux intempéries a deux grands-parents. L'industrie outdoor et le streetwear avant-gardiste. Les deux se rencontrent à la fin des années 90 à Berlin et à Tokyo et deviennent un langage à part entière au début des années 2000.

La membrane vient du laboratoire. En 1969, Wilbert Gore développe dans le Delaware le procédé du PTFE expansé — un film microporeux percé de trous trop petits pour les gouttes d'eau, mais assez grands pour les molécules de vapeur d'eau. En 1976, cela devient le Gore-Tex et atterrit sur les vestes d'alpinisme. Patagonia, The North Face et Arc'teryx (fondée en 1989 à Vancouver) traduisent ce matériau en vêtements outdoor à fonction claire, sans vocabulaire de mode.

Le deuxième courant est urbain. Errolson Hugh fonde ACRONYM en 1994 à Munich, plus tard à Berlin, et intègre en 2002 le Gore-Tex et le hardware mil-spec au format streetwear. Hardshells noires à zips dissimulés, fermetures magnétiques, poches d'épaule modulaires. La « veste outdoor » devient une « tenue urbaine technique ». Stone Island Shadow Project suit en 2008 avec un langage similaire venu d'Italie.

Ce que Gore-Tex a inventé, c'était une membrane. Ce que Hugh et Stone Island en ont fait, c'était un vocabulaire stylistique. La techwear résistante aux intempéries est leur intersection : matière venue de l'entrepôt, silhouette venue de la rue.

Définition

Que signifie « résistant aux intempéries » en techwear — membranes, DWR et le système à 3 couches

Une veste techwear résistante aux intempéries n'est pas une matière, mais une construction en quatre composants fonctionnels. S'il en manque un, elle n'est pas résistante aux intempéries — elle est « résistante à la pluie ». C'est une différence qui peut te tremper du tissu jusqu'à la peau après 40 minutes dehors.

10.000 mm

Colonne d'eau = imperméable

20.000 g

Respirabilité MVTR, adaptée au quotidien

3

Couches dans le système

20–30

Lavages avant renouvellement du DWR

Ces quatre chiffres sont ton test d'achat. Une veste sans indication de colonne d'eau est généralement « seulement » imprégnée DWR, donc water-repellent, pas waterproof. Une veste sans valeur MVTR n'est généralement pas respirante — tu seras aussi mouillé à l'intérieur qu'à l'extérieur.

Concrètement, une veste techwear résistante aux intempéries comprend :

  • Une membrane — Gore-Tex, eVent, Pertex Shield, Polartec NeoShell ou Sympatex. Un film microporeux qui garde l'eau dehors et laisse sortir la vapeur. Sans membrane, ce n'est pas une shell, mais une veste enduite.
  • Coutures scellées (seam-tape) — les coutures critiques et toutes les autres sont fermées de l'intérieur avec un ruban adhésif thermoactivé. Sans seam-tape, l'eau s'infiltre par les trous d'aiguille, même si le tissu tient.
  • Imprégnation DWR — Durable Water Repellent. Un revêtement sans fluor ou fluoré sur la fibre extérieure. Il fait perler l'eau au lieu qu'elle s'installe dans le tissu. Matière consommable — à traiter après 20 à 30 lavages.
  • Construction — patte tempête devant la fermeture éclair, capuche réglable avec visière, poignets ajustables, poches thermosoudées ou zips dissimulés. Une membrane sans ces détails laisse entrer l'eau au niveau des jonctions.
  • Structure à 3 couches — base layer (mérinos ou synthétique, au contact de la peau, évacue la transpiration), mid-layer (fleece ou duvet, chaleur), shell (ta veste à membrane, protection météo). Une seule couche n'est jamais résistante aux intempéries.
  • Connaissances d'entretien — réactiver le DWR avec Nikwax TX.Direct ou Grangers Performance Repel. Laver en machine à 40 °C avec une lessive spéciale membrane, sans adoucissant. Sèche-linge sur programme doux — la chaleur réactive le DWR.

S'il te manque trois de ces six points — pas de nom de membrane sur l'étiquette, pas de colonne d'eau, pas de scellage des coutures — ce n'est pas de la techwear résistante aux intempéries. C'est une veste urbaine avec un look outdoor. Il existe une règle qui relie ces six points entre eux :

5 types

Les 5 types de techwear résistante aux intempéries — du Tactical Hardshell à l'Urban Shell

La techwear résistante aux intempéries n'est pas un look, mais cinq — échelonnés selon le niveau de protection, le volume de coupe et le terrain d'usage. Qui fait la navette à Berlin a besoin d'une veste différente de qui randonne le week-end dans les Alpes. Les deux sont « résistants aux intempéries », mais avec une logique matière différente.

Le type qui te convient dépend de trois questions. D'abord : combien d'heures par semaine es-tu dehors sous la pluie — en dessous de deux, Urban Shell suffit, au-dessus de cinq, tu veux du Tactical. Ensuite : bouges-tu beaucoup en la portant — alors la respirabilité compte plus que la colonne d'eau. Enfin : as-tu besoin de chaleur ou de protection météo — Winter Insulated combine les deux, tous les autres ont besoin d'une mid-layer séparée.

Répartition des coupes

Techwear résistante aux intempéries femmes vs hommes — où la coupe fait vraiment la différence

La membrane et le DWR sont neutres du point de vue du genre. Ce qui diffère, c'est la coupe. Une hardshell conçue pour des épaules d'homme tombe, sur un buste féminin, trop large à la poitrine, trop large aux épaules et trop longue aux bras. Conséquence : le vent s'infiltre à l'ourlet, la capuche glisse sur les yeux, les manches accumulent l'eau au poignet.

Coupe femme : épaules plus étroites, taille marquée, manches plus courtes. L'ourlet de hanche est plus haut (la chaleur à la taille compte plus que la protection des hanches). Capuche plus ajustée, poignets réglables. Les poches d'épaule qui, dans la coupe homme, soulignent une poitrine large, migrent vers le bas ou disparaissent dans la coupe femme.

Coupe homme : épaules plus larges, manches plus longues, ourlet de hanche plus long (souvent jusqu'à mi-cuisse sur les hardshells). Plus de volume au niveau de la poitrine pour la marge de la mid-layer. Capuche plus grande, souvent compatible casque dans la version outdoor.

Les deux ont besoin des quatre mêmes composants — membrane, scellage des coutures, DWR, construction. Ce qui varie, c'est la répartition du volume. Une veste résistante aux intempéries dont la coupe ne correspond pas à ton corps est tout aussi perméable qu'une veste sans membrane. Le vent et l'eau trouvent la faille.

Marques

Marques de techwear résistante aux intempéries — celles qui maîtrisent vraiment la matière

Qui achète de la techwear résistante aux intempéries achète en fin de compte la membrane, le scellage des coutures et le système de fermeture éclair derrière. Les huit marques qui écrivent ce vocabulaire depuis les années 90 valent la peine d'être listées, parce que leur fiche technique fixe le niveau — même si tu achètes rarement du neuf.

Les labels qui ont écrit le vocabulaire de la résistance aux intempéries — classés par niveau de protection et gamme de prix :

  • ACRONYM — Berlin depuis 1994. Gore-Tex 3L, fermetures magnétiques, poches modulaires. La référence pour la hardshell urbaine. Prix 1 500–3 500 €.
  • Arc'teryx Veilance — Vancouver depuis 2009. Shells Gore-Tex Pro minimalistes. Le bras « adulte » de la marque outdoor. Prix 800–2 500 €.
  • Stone Island Shadow Project — Italie depuis 2008. Tela Stella, membranes réfléchissantes, expérimentations de teinture avec protection météo. Prix 1 000–2 800 €.
  • GUERRILLA-GROUP — Berlin depuis 2015. Hardware mil-spec, membranes eVent, look tactical urbain. Prix 500–1 400 €.
  • Norse Projects ARKTISK — Copenhague, fondée en 2014. Fonctionnalité scandinave, Pertex Shield, adapté au quotidien. Prix 400–1 200 €.
  • Snow Peak — Japon depuis 1958. Héritage du camping, Gore-Tex, coupe japonaise. Prix 600–1 800 €.
  • Riot Division — Kiev/Pologne, fondée en 2014. Techwear constructive, Sympatex, coupe tranchante. Prix 300–900 €.
  • Y-3 Adidas — Yohji Yamamoto depuis 2003. Membranes sport traduites dans un vocabulaire de créateur. Prix 400–1 500 €.

Qui veut porter de la techwear résistante aux intempéries sans payer les prix des créateurs cherche soit sur le marché de la revente (Grailed, Vinted, Heritage Auctions) des pièces d'occasion de ces marques, soit chez des marques DTC qui traduisent avec compétence le vocabulaire des membranes vers une gamme de prix plus accessible.

Catégorie · Outerwear

Vestes techwear résistantes aux intempéries — Hardshell, trench, bomber

La veste est la plus grande surface fonctionnelle de la tenue. C'est ta shell — la couche extérieure du système à 3 couches, qui arrête le vent et l'eau. C'est ici que se joue si tu restes au sec après 90 minutes de pluie ou si tu dois déjà te changer en rentrant.

Quatre types de vestes fonctionnent en techwear résistante aux intempéries : la hardshell (niveau de protection le plus élevé, légère, compacte), le trench ou field-coat (silhouette plus longue, coupe urbaine, ourlet de hanche jusqu'à mi-cuisse), le bomber à membrane (silhouette plus courte, adapté à la ville, fonction mid-layer), et la field-jacket multi-poches (orientée trekking, souvent avec capuche amovible). Ce à quoi tu dois faire attention pour les quatre : nom de la membrane sur l'étiquette, colonne d'eau indiquée, coutures visiblement thermosoudées.

Si tu n'as pas encore de hardshell, c'est ton premier investissement. Une bonne hardshell tient huit à douze ans — avec un renouvellement du DWR tous les deux ans, un lavage propre et un entretien de la fermeture éclair.

Catégorie · Bottoms

Pantalons techwear résistants aux intempéries — la logique DWR-cargo et membrane

Les pantalons sont la deuxième grande surface, et souvent la couche oubliée. Une veste résistante aux intempéries au-dessus d'un cargo en coton classique, c'est un travail à moitié fait — le tissu absorbe l'eau, la jambe a froid, et tu perds la majeure partie de ta protection météo. Les pantalons techwear résistants aux intempéries règlent ça avec trois techniques.

D'abord un revêtement DWR sur le tissu extérieur, pour que l'eau perle au lieu de pénétrer. Ensuite une construction à membrane au niveau du genou pour une protection directe en vélo sous la pluie ou en randonnée. Enfin des coutures scellées au genou et à l'ourlet. À éviter : les cargos 100 % coton sans DWR, les pantalons en polyester sans membrane, tout ce qui brille sur la photo (la brillance signifie généralement un revêtement bas de gamme).

Si tu cherches un pantalon qui convient aux cinq types, prends un cargo multi-poches avec revêtement DWR et ceinture élastique. C'est le dénominateur commun entre Tactical, Urban et Trekking.

Catégorie · Mid-layer

Hauts et mid-layer techwear résistants aux intempéries — ce qui se trouve entre la peau et la shell

La mid-layer est la couche qui, dans le système à 3 couches, garde la chaleur et évacue la transpiration. Beaucoup d'acheteurs pensent qu'une veste résistante aux intempéries suffit. Ce n'est pas le cas — sans mid-layer, tu deviens humide à l'intérieur, et la respirabilité de la membrane ne sert à rien si elle n'a rien à transporter. La mid-layer représente la moitié du système.

Trois types de mid-layer fonctionnent : le fleece technique (Polartec, respirant, séchage rapide), le substitut de duvet synthétique (PrimaLoft, Climashield, tient chaud même mouillé), et le zip-hoodie en tissu technique. Ce qui ne fonctionne pas : les sweat-shirts en coton (absorbent l'eau, sèchent lentement), la laine sans mélange synthétique (trop lourde en comparaison), les t-shirts 100 % coton comme base layer (même logique).

Si tu n'achètes qu'une seule mid-layer, prends un zip-hoodie technique en matière synthétique. C'est la couche qui se trouve sous la shell huit jours sur dix.

Catégorie · Équipement

Sacs à dos et équipement techwear résistants aux intempéries — quand le tissu fait vraiment la différence

La plupart des tenues perdent leur résistance aux intempéries au niveau du sac à dos. Une veste à membrane par-dessus un sac en toile dont le tissu absorbe l'eau — le sac devient un sac froid sur le dos, et le contenu (ordinateur portable, carnet, pull) est trempé au bout d'une heure. Un sac à dos résistant aux intempéries est la quatrième couche invisible du système.

À quoi faire attention : construction roll-top ou coutures thermosoudées, revêtement DWR sur le tissu extérieur, idéalement une doublure interne imperméable. Pour les chaussures, distingue : sneakers Gore-Tex pour la pluie en ville sous 60 minutes, boots hardshell à couture thermosoudée pour les treks plus longs. Qui reste trois heures sous la tempête a besoin des deux.

Un sac à dos roll-top à coutures thermosoudées garde le contenu au sec même après quatre heures de pluie continue — à condition de le rouler trois fois. Deux tours ne suffisent pas.

Physique du styling

Comment bien styliser la techwear résistante aux intempéries — la physique des couches dans la tenue

La techwear résistante aux intempéries fonctionne sur deux axes : verticalement la logique des couches, horizontalement où se situe le poids dans la tenue. Verticalement, cela veut dire : trois couches dans le bon ordre — base au contact de la peau, mid par-dessus, shell à l'extérieur. Horizontalement, cela veut dire : la matière se situe en bas (cargo ample, chaussure de trekking thermosoudée), en haut la coupe reste nette.

L'industrie des membranes le dit depuis les années 80 : une hardshell sans mid-layer, c'est comme un toit sans murs. Elle arrête la pluie, mais tu as quand même froid.

Outdoor-Industry-Standard, paraphrasiert

En pratique, cela veut dire : base mérinos ou t-shirt technique synthétique directement sur la peau, fleece technique ou hybride duvet par-dessus, hardshell ou trench en dernière couche. Pantalon : cargo DWR, pantalon de trekking ou pantalon hardshell à membrane. Chaussures : sneakers Gore-Tex ou boots hardshell. Sac à dos : roll-top ou thermosoudé. C'est ainsi que le système tient.

La source d'erreur la plus fréquente n'est pas la membrane. C'est la deuxième couche. Qui enfile un hoodie en coton sous une hardshell à 1 200 euros a saboté sa hardshell — le hoodie absorbe la transpiration, la membrane ne peut pas l'évacuer, et tu deviens mouillé de l'intérieur exactement comme sans veste. Le breakdown complet se trouve dans notre guide techwear fonctionnelle :

La techwear résistante aux intempéries ne fonctionne d'ailleurs pas seule. Elle chevauche plusieurs codes voisins — Warcore partage le hardware mil-spec, Gorpcore partage le vocabulaire outdoor, la techwear cyberpunk partage la silhouette sci-fi. Qui maîtrise le système à membrane peut lire ces codes et les combiner de façon ciblée, sans glisser vers le déguisement.

Les cinq voisins les plus importants — chacun avec son propre guide, si tu veux aller plus loin :

Saisonnier

Techwear résistante aux intempéries en hiver vs été — ce qui change dans le système

En hiver, le système est simple. Trois couches, toutes les trois comptent, toutes les trois portent leur poids. Base mérinos, mid en duvet ou synthétique, hardshell comme protection extérieure. Qui affronte moins dix degrés et du vent ajoute une quatrième mid-layer (deux mids plus fines plutôt qu'une épaisse — plus flexible pour les écarts de température entre dehors et dedans).

En été, le système se réduit à deux couches — parfois une seule. Par 28 °C sous la pluie, tu as besoin d'une base et d'une shell, mais pas de mid-layer. La shell devient plus fine (2,5 couches au lieu de 3), plus compacte (modèle trekking, 300 g au lieu de 700 g) et plus respirante (MVTR plus élevé). Les constructions convertibles — manches amovibles, vestes doublées — sont idéales pour les saisons de transition, car tu peux adapter le système sans acheter deux vestes.

La solution valable toute l'année, c'est le hardware convertible : vestes à manches amovibles, système de doublure, ou poches modulaires. Une veste, trois saisons. Voici à quoi ça ressemble en mouvement :

Ce qui ne marche pas

Les 6 erreurs les plus fréquentes en techwear résistante aux intempéries — et comment les éviter

La techwear résistante aux intempéries a six points de rupture fiables — peu importe le prix des pièces individuelles. Si tu ne dois éviter qu'une seule chose, c'est l'erreur numéro un. Les cinq autres ne te coûtent pas la protection, mais la valeur à long terme de ton investissement.

Action

Comment débuter en techwear résistante aux intempéries — les 4 premières pièces

Tu n'as pas besoin de vingt pièces techniques pour être résistant aux intempéries. Tu as besoin de quatre, qui conviendront à 80 pour cent de tes tenues. Tout le reste se construit autour.

Dans l'ordre : une veste hardshell avec au moins 15 000 mm de colonne d'eau et des coutures scellées (ton plus gros investissement — tient huit à douze ans si tu l'entretiens). Un cargo multi-poches avec revêtement DWR. Une mid-layer synthétique (tech-hoodie ou fleece). Un sac à dos roll-top ou à membrane avec DWR. Un tube de Nikwax TX.Direct en cinquième pièce optionnelle — mais seulement une fois les quatre premières en place.

Tenues en vrai

Techwear résistante aux intempéries en vrai — à quoi ça ressemble dans la rue

Avant de construire ton propre système, regarde comment les autres le portent. Les cinq types vus plus haut ont l'air différents dans le feed que sur les fiches techniques : plus portés, plus sales, moins parfaits — et c'est justement là que tu vois si le système fonctionne vraiment ou si c'est juste pour la photo.

C'est le moyen le plus rapide de vérifier si un type te va vraiment selon ta morphologie — avant de dépenser de l'argent.

Pour finir

La techwear résistante aux intempéries, c'est une discipline matière, pas une tendance

Si tu ne dois retenir qu'une chose de ce guide, que ce soit celle-ci : la techwear résistante aux intempéries ne fonctionne pas par pièces, mais par système. Qui maîtrise le système construit toute une année de tenues avec huit pièces. Qui n'achète que des pièces se retrouve avec un placard plein, cher pièce par pièce, et pas sec une fois assemblé.

Toute la logique de ce guide se réduit à une phrase :

Les règles du système à 3 couches sont stables depuis les années 80 et le resteront — tant que Gore-Tex produira des membranes et que l'industrie outdoor fixera les specs. Mais tu n'as pas besoin d'attendre de connaître tous les noms de membranes par cœur. Commence par le type qui correspond le mieux à ton quotidien. Ce que tu ne sais pas, tu l'apprendras en le portant.

Et c'est bien là le point : la techwear résistante aux intempéries se lit en théorie comme un catalogue de matières, mais ne se ressent pas comme ça en pratique. Une fois que tu maîtrises le système, chaque nouvelle tenue est une variation des trois mêmes couches — pas une nouvelle invention.

FAQ

Questions fréquentes sur la techwear résistante aux intempéries

Les questions qu'on reçoit souvent par DM et email — court, clair, sans détour.

Que signifie exactement la Techwear ?
La Techwear est un genre streetwear qui traduit des matériaux outdoor techniques (Gore-Tex, eVent, Sympatex, Cordura) dans un vocabulaire urbain. Caractéristiques : construction fonctionnelle (zips dissimulés, multi-poches, hardware modulaire), code couleur noir ou sourd, et l'ambition de fonctionner techniquement — pas seulement d'avoir l'air technique. La techwear résistante aux intempéries est l'intersection avec l'industrie outdoor : membrane plus coupe urbaine.
Qu'est-ce qu'un tech-coat ?
Un tech-coat est un manteau plus long dans le vocabulaire techwear — généralement ourlet de hanche jusqu'à mi-cuisse ou genou, avec construction à membrane, zips dissimulés et coutures scellées. Différence avec la hardshell : silhouette plus longue, coupe plus urbaine, souvent inspiration field ou trench. Format classique chez ACRONYM, Stone Island Shadow, GUERRILLA-GROUP. Fonction identique à la shell plus courte, juste avec plus de couverture météo sur la jambe.
Quelles marques de techwear sont les meilleures pour la protection météo ?
Huit marques fixent le standard : ACRONYM (Berlin, référence pour la hardshell urbaine), Arc'teryx Veilance (Vancouver, Gore-Tex Pro minimaliste), Stone Island Shadow Project (Italie, teinture expérimentale de membranes), GUERRILLA-GROUP (Berlin, mil-spec avec eVent), Norse Projects ARKTISK (Copenhague, Pertex adapté au quotidien), Snow Peak (Japon, héritage camping), Riot Division (Pologne, coupe Sympatex tranchante), Y-3 (hybride sport-créateur). Qui ne veut pas payer cette gamme de prix cherche du resale ou des marques DTC comme Fūga Studios, qui traduisent le vocabulaire dans une gamme accessible.
Pourquoi la Techwear est-elle si chère ?
Trois raisons. D'abord la matière : une membrane Gore-Tex Pro coûte à l'achat 60 à 90 € le mètre carré, eVent ou Pertex de façon similaire. Ensuite la construction : les coutures thermosoudées coûtent 40 pour cent de plus que les coutures classiques, les zips étanches quatre à cinq fois plus. Enfin les volumes : les marques de techwear produisent en petits drops, pas en production de masse. Une hardshell à 800 euros n'est pas surévaluée — c'est la réalité matière réelle. Ce que tu obtiens en échange : huit à douze ans de durée de vie au lieu de deux.
La Techwear est-elle encore une tendance actuelle ?
La Techwear est établie de façon stable comme sous-genre depuis 2018 et est arrivée dans le streetwear mainstream depuis 2022. Ce qui évolue, c'est l'itération : les looks orientés Tactical dominaient en 2019–2021, Gorpcore et Urban Shell sont plus forts depuis 2023, l'itération cyberpunk revient en 2026. La techwear résistante aux intempéries en tant que catégorie fonctionnelle est indépendante des tendances — elle résout un problème pratique (pluie, vent, froid) qui ne se démode pas.
Quelle est la différence entre Hardshell et Softshell ?
La Hardshell a une véritable membrane (Gore-Tex, eVent, Pertex Shield) avec une colonne d'eau définie — imperméable au sens technique (10 000+ mm). La Softshell a un revêtement DWR plus une matière stretch élastique — water-resistant, pas waterproof. Hardshell pour la tempête et la pluie continue, Softshell pour le vent, la bruine légère et le mouvement. Elles ne se remplacent pas l'une l'autre — les professionnels portent la Softshell en mouvement et passent à la Hardshell quand il pleut vraiment.
Comment bien entretenir une veste à membrane ?
Trois étapes. D'abord laver : à 40 °C avec une lessive spéciale membrane (Nikwax Tech Wash ou Grangers Performance Wash), jamais d'adoucissant. Ensuite sécher : programme doux au sèche-linge — la chaleur réactive le revêtement DWR. Enfin réactiver : tous les 20 à 30 lavages avec Nikwax TX.Direct ou Grangers Performance Repel. Traiter les fermetures éclair une fois par saison avec un spray silicone ou une cire pour zip. Ainsi la veste tient huit à douze ans au lieu de deux.

Qu'en penses-tu ?

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À propos de l'auteur

Philipp Fuge — Founder · Berlin

Fondateur de Fūga Studios. Écrit le journal lui-même. Berlin · Shanghai · Tokyo · Poznań — quatre villes, une logique.

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