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Inside Fūga · Streetwear

Korean Streetwear Style : le code de coupe de Seoul en 5 looks

Le Korean Streetwear n’est pas un cosplay K-pop avec logo — c’est un code de coupe de Seoul avec 5 archétypes : Minimal-Soft, Athleisure-Track, Gorpcore-Hike, Genderless-Drape, Cute-Tech. Wide-leg au lieu de skinny, 80 pour cent de palette neutre, trois couches visibles. Des marques comme Ader Error, We11done et Mardi Mercredi écrivent le vocabulaire.

· Founder · Berlin · 18.04.2026 · 23 Min.
Korean Streetwear Style - Fuga Studios

Le Korean Streetwear, ce n’est pas « une tenue K-pop avec un logo ». Si tu le crois, tu vois le style sur Pinterest et tu te demandes pourquoi les tenues n’ont jamais cette allure dans la vraie vie.

Le Korean Streetwear est un code qui a grandi à Seoul depuis environ 2015 — un mélange de silhouette minimale, de tissus techniques, de palette neutre et d’une idée très précise de ce qu’une tenue a le droit de dire. Peu. Propre. Par la coupe, pas par l’imprimé. L’inverse du streetwear américain, qui parle fort et montre des logos.

Celui qui vend le Korean Streetwear comme « hoodie plus cargo plus baskets blanches » n’en a vu que la surface. Ce guide montre ce qu’il y a vraiment derrière : d’où vient le code, quels cinq looks séparent Seoul du reste, quelles marques ont écrit le vocabulaire, comment hommes et femmes le portent différemment, et quelles six erreurs font basculer le look.

Voilà à quoi ça ressemble en douze secondes quand le code est en place :

Définition

Qu’est-ce que le Korean Streetwear Style — et comment les Coréens l’appellent-ils eux-mêmes ?

Le Korean Streetwear est la version rue de ce que la Corée exporte vers l’Occident sous le nom de K-Fashion depuis la fin des années 2010. En coréen, ça passe sous 스트릿 패션 (street pattern) ou simplement K-Style. Les deux termes veulent dire la même chose : une mode portable au quotidien, née dans les rues de Seoul, pas sur le podium à Paris.

Le code repose sur quatre blocs fixes. Quand les quatre sont en place, la tenue se lit comme du Korean Streetwear. S’il en manque un, ça bascule dans le streetwear américain, dans le techwear, ou dans le cosplay d’idole K-pop.

80 %

palette neutre

1

point de couleur par tenue

5

Archétypes

0

méga-logos visibles

Ces quatre chiffres sont le test. Une tenue avec trois couleurs fortes en même temps n’est plus du Korean Streetwear — c’est du Y2K ou un look de scène K-pop. Une tenue avec cinq logos de marque visibles est du streetwear américain, pas Seoul. Concrètement, le code compte :

  • Haut oversize avec épaule tombante — hoodie, sweat ou crewneck qui tombe d’une à une taille et demie de trop. L’épaule glisse vers le bas, l’ourlet arrive à la hanche ou plus bas.
  • Pantalon structuré au lieu de skinny — wide-leg, pantalon à pinces, cargo à pinces ou track pant. Le skinny est considéré comme daté à Seoul depuis environ 2019.
  • Palette neutre avec un accent — noir, beige, off-white, gris, peut-être un bordeaux ou un olive. Plus un point de couleur : une écharpe rouge, une casquette bleue, un sac jaune moutarde.
  • Le layering avant le volume — T-shirt sous chemise sous gilet en maille sous bomber ouvert. Trois à quatre couches même par temps doux, parce que la profondeur des couches compte plus qu’un statement de tissu.
  • Chaussures propres et discrètes — lo-pro blanches (New Balance 530, Adidas Samba, Onitsuka Tiger), mocassins, Mary Jane ou une chaussure de trail. Jamais de hype sneakers au branding tapageur.
  • Une paire de lunettes, un sac, une bague — les accessoires restent minimaux. Une crossbody noire, une paire de lunettes fine, une bague en argent. Pas trois.

Coche ces six points et tu as 80 % du code. Ce qui fait les 20 % restants, c’est la discipline du layering — et ça ne vient pas de l’armoire, ça vient de la pratique.

Origine

D’où ça vient — les 5 quartiers de Seoul qui ont écrit le K-Streetwear

Le Korean Streetwear n’est pas né d’un brief marketing mais de cinq quartiers concrets à Seoul. Qui connaît les cinq comprend pourquoi le style paraît si hétérogène — il est hétérogène, parce qu’il n’a pas la même allure à Hongdae qu’à Gangnam et encore une autre à Seongsu.

Hongdae (홍대) est le quartier étudiant. Des groupes indé, des skateurs, des étudiants en art y circulent depuis le début des années 2010 — et avec eux le vocabulaire K-Streetwear le plus expérimental et le plus fort. Acmé de la Vie et Mardi Mercredi y ont trouvé leur clientèle des débuts. Gangnam (강남), en face, c’est le K-Style old money : plus minimal, plus cher, plus proche du Quiet Luxury. Ader Error et Wooyoungmi s’y portent.

Seongsu (성수) est devenu le quartier lifestyle après 2018 — anciennes usines, concept stores, cafés avec des baskets de créateurs exposées en déco. Le vocabulaire Genderless-Drape (longs manteaux fluides, palette neutre) est l’ADN de Seongsu. Itaewon (이태원) est le quartier du mix international : streetwear occidental, revival Y2K et athleisure sport y circulent tous. Ewha (이대) est le quartier de l’université de femmes et pousse la part Cute-Tech — Mardi Mercredi, Maison Kitsuné Korea, beaucoup de petits labels K-indé.

Ce qui est exporté vers l’extérieur comme un seul « Korean Streetwear » est en réalité une composition de cinq vocabulaires nés en parallèle dans cinq quartiers. C’est pourquoi les cinq archétypes fonctionnent (ci-dessous) — ils ne sont pas une invention mais une cartographie.

Archétypes

Les 5 looks qui séparent Seoul du reste

Le K-Streetwear n’est pas un look — c’en sont cinq qui circulent côte à côte à Seoul et se chevauchent sur les bords. Pose des posts Instagram de Hongdae, Gangnam et Seongsu côte à côte et tu vois ces cinq types nettement séparés. Chacun avec sa propre palette, sa propre silhouette, sa propre chaussure.

Lequel des cinq te va dépend moins du goût que de ta silhouette, de la quantité de couleur que tu veux porter, et du contexte urbain où le look atterrit. Comment ça se répartit entre femmes et hommes, c’est pour maintenant.

Partage de genre

Korean Streetwear femmes vs hommes — là où ça change vraiment

Les règles sont les mêmes. Oversize en haut, structure en bas, palette neutre plus un accent, chaussures propres — ça vaut pour tous les corps. Ce qui diffère, c’est la ligne et lequel des cinq archétypes est choisi le plus souvent.

Version femmes : à Seoul, Cute-Tech et Minimal-Soft dominent. Concrètement : une maille Mardi Mercredi sur un tee blanc, avec un pantalon midi à pinces ou une coupe jean bleu foncé à taille haute. Mary Jane plutôt que basket. Un petit sac crossbody, souvent en rouge ou bordeaux — le seul point de couleur de la tenue. Le maquillage reste retenu, les cheveux plutôt lisses ou un carré mi-long. Ce qui circule tous les jours dans la rue à Seoul se lirait aussitôt comme « K-Style » à Berlin.

Version hommes : Athleisure-Track et Genderless-Drape dominent. Track jacket plus track pants dans la même couleur, c’est le défaut étudiant de Hongdae — Adidas Originals plus une lo-pro blanche. À Gangnam, ça devient un long manteau sur un pantalon wide-leg à pinces plus mocassins, lunettes à fine monture dorée. La discipline hardware argent venue de l’Occident ne s’applique pas ici — le Korean Style mélange or et argent sans problème, mais avec parcimonie.

Ce qui relie les deux versions : la tenue parle bas. Une marque visible, une couleur visible, une texture visible — pas les trois à la fois. Si ta tenue paraît forte sur une photo, elle est trop forte pour Seoul.

Marques

Marques Korean Streetwear — qui écrit vraiment le code

Le Korean Streetwear n’a pas de marque dominante unique comme Supreme en Occident ou Bape au Japon. C’est un spectre de huit à dix labels qui se citent mutuellement et ont écrit le vocabulaire ensemble. Qui veut lire le code doit connaître les marques — même si tu n’achètes jamais l’une de leurs pièces.

Les marques qui ont défini le K-Streetwear — classées selon leur rôle dans le code :

  • Ader Error — à Seoul depuis 2014. Branding anti-marque, logos déformés, palette neutre. La marque qui a défini le Minimal-Soft. Si une tenue a l’air d’un K-Style adulte, elle est Ader-adjacent.
  • We11done — fondée en 2014 comme marque de concept store. Denim distressed, asymétrie, Genderless-Drape. Percée internationale via Bella Hadid et Dua Lipa.
  • Acmé de la Vie (ADLV) — depuis 2015. T-shirts imprimés, patches, graphismes ludiques. La marque Cute-Tech pour les étudiants de Hongdae et Ewha.
  • Mardi Mercredi — à partir de 2018. Cardigans et maille au logo marguerite. Les idoles K-pop portent Mardi dans les aéroports — ce qui en a fait une marque K-Style mondiale.
  • Andersson Bell — fondée en 2014 comme hybride Corée-Suède. Coupes propres, tissus techniques, palette neutre. Le vocabulaire scandinavo-coréen.
  • Juun.J — depuis 2007 le versant couture du K-Streetwear. Déconstruction, lignes longues, palette noire. Le père adulte du look Genderless-Drape.
  • Wooyoungmi — marque Paris-Seoul depuis 2002, le plus ancien créateur K avec un statut Fashion Week Paris. Définit le Quiet Luxury de Gangnam.
  • IISE — des frères de LA et Seoul. Codes workwear plus coupes Hanbok. Le patrimoine rencontre le streetwear.
  • Pushbutton — genderless, mix de couleurs affirmé, coupes théâtrales. Le pôle Cute-Tech à l’ambition couture.

Tu n’as pas besoin d’acheter directement l’un de ces noms pour porter du Korean Streetwear. Le vocabulaire est disponible via des marques DTC en Allemagne qui traduisent le même code de coupe — sans que tu paies le prix à 600 euros de We11done.

Catégorie · Outerwear

Vestes Korean Streetwear — bomber, trench, track jacket

En K-Streetwear, la veste n’est pas la plus grande surface — contrairement à l’Opium ou au streetwear américain. C’est la couche extérieure d’un système à trois couches : T-shirt, chemise ou maille en dessous, veste par-dessus. Elle ne décide donc pas seule mais en combinaison avec ce qui se trouve en dessous.

Trois types de veste fonctionnent proprement en K-Streetwear : le bomber cropped (pour Minimal-Soft et Cute-Tech), le long trench ou manteau drapé (pour Genderless-Drape et Quiet Luxury de Gangnam), et le track jacket dans une coupe Adidas années 70 (pour l’Athleisure et les étudiants de Hongdae). Les vestes en cuir circulent bien moins à Seoul qu’en Occident — elles relèvent du revival Y2K, pas du K-Streetwear par défaut.

Si tu ne possèdes pas encore de veste extérieure cropped, c’est ton premier move. Elle se pose sur chacun des cinq archétypes — du Track-Athleisure au Genderless-Drape — et fait lire une tenue aussitôt comme K-Style plutôt que comme streetwear américain.

Catégorie · Bottoms

Pantalons Korean Streetwear — wide-leg, à pinces, track pant

En K-Streetwear, le pantalon est le pendant du haut oversize. Quand il y a du volume en haut, il y a de la structure en bas — soit wide-leg avec une cassure de pli nette, un pantalon à pinces, un track pant à bande latérale douce, soit un cargo en coupe large. Le skinny est mort à Seoul depuis environ 2019, et vite — porte un skinny en 2024 et tu te lis aussitôt comme « international » en Corée.

Un bas K-Streetwear qui fonctionne se pose sur la taille naturelle, tombe sur le cou-de-pied, et a un pli ou une couture visible. Le distressed est rare et seulement dans l’itération Cute-Tech. À Gangnam, un denim distressed se lirait aussitôt comme « occidental ».

Si tu veux construire un pantalon qui va aux cinq archétypes, prends un pantalon wide-leg à pinces noir. Il fonctionne avec un track jacket aussi bien qu’avec un manteau ou une maille — et c’est le dénominateur commun que partagent tous les looks K-Streetwear.

Catégorie · Tops

Hauts Korean Streetwear — tee oversize, gilet en maille, chemise rayée

Le haut porte le code. Si une tenue se lit comme du Korean Streetwear au premier regard, c’est presque toujours grâce au haut — à la coupe du tee, à la forme du cardigan, à l’allure rayée de la chemise.

Trois options marchent toujours : un tee oversize à épaule tombante (uni ou avec un petit détail brodé), un cardigan ou gilet en maille de couleur neutre (la ligne Mardi Mercredi), ou une chemise ou un polo rayé à coupe rétro. Les T-shirts imprimés au grand logo mid-chest relèvent de l’itération Cute-Tech et sont à utiliser avec parcimonie là — un par tenue, jamais deux.

Si tu veux tester le look maille Mardi, prends un cardigan beige ou bordeaux sur un tee blanc, avec un pantalon wide-leg noir. C’est l’entrée la plus rapide dans le Minimal-Soft — sans risque si le look ne va pas à ta silhouette.

Catégorie · Footwear

Chaussures en Korean Streetwear — mocassin, Mary Jane, lo-pro sneaker

C’est l’endroit où la plupart des tentatives K-Streetwear occidentales basculent. Les baskets se choisissent autrement à Seoul qu’à Berlin ou New York. Air Force 1, Air Jordan 1, Yeezy — tout ça se lit en Corée comme du streetwear américain, pas comme du K-Style. Les hype sneakers se portent en Occident, s’admirent en Corée mais ne s’intègrent pas au quotidien.

Ce qui circule vraiment à Seoul : lo-pro blanches (New Balance 530, Adidas Samba, Onitsuka Tiger Mexico 66, Asics GT-2160), mocassins (pour les looks Gangnam), Mary Jane (pour les femmes Cute-Tech), chaussures de trail (Salomon XT-6, Hoka Bondi — pour l’itération Gorpcore). La semelle reste basse, la palette neutre, le branding petit.

Si tu n’achètes qu’une chaussure qui va aux cinq K-archétypes, prends une Adidas Samba ou New Balance 530 blanche. Les deux sont le défaut à Seoul depuis environ 2022 et le resteront un moment.

Logique de styling

Comment vraiment styler le Korean Streetwear — la logique du layering

Une tenue K-Streetwear fonctionne sur exactement un principe : trois couches visibles, une couleur en accent. Couche du haut, couche du milieu, fond — les trois avec leur propre tissu, leur propre longueur, leur propre ourlet. Observe la rue à Seoul assez longtemps et tu vois le motif partout.

Qui porte trois couches à Seoul a l’air habillé. Qui porte une couche a l’air d’avoir oublié de quitter l’appartement.

Fūga Studios · aus dem Seoul-Lookbook 2024

En pratique : un T-shirt (fond), une chemise ouverte ou un cardigan (couche du milieu), une veste ou un manteau (couche du haut). Les trois dans la même palette neutre, une couche avec un point de couleur. Si tu inverses le rapport — une couche forte, deux discrètes — la tenue bascule. Un guide concret avec des exemples photo par saison se trouve dans notre spoke layering :

Mais le K-Streetwear ne tient pas seul — il se chevauche sur plusieurs bords avec d’autres codes est-asiatiques. Le Japanese Streetwear partage la silhouette drapée, le Techwear partage les tissus techniques, le Harajuku partage l’itération Cute-Tech ludique. Qui maîtrise le K-code peut lire ces codes voisins et les mélanger à dessein.

Voici les spokes voisins les plus importants — chacun avec son propre guide, si tu veux aller plus loin :

Saisonnier

K-Streetwear par saison — hiver de Seoul vs été

Seoul a quatre vraies saisons — et la logique K-Streetwear s’y adapte sans casser le code. L’hiver veut dire -10 °C plus vent, l’été 32 °C plus pluie de mousson. Qui porte la même tenue toute l’année n’a pas compris le code.

Version hiver : trois couches épaisses, toutes en palette neutre. Longue doudoune par-dessus (le défaut hiver coréen depuis le début des années 2010), cardigan en maille en couche du milieu, tee thermique en dessous. Chaussures de trail ou mocassins fourrés. Le pantalon reste wide-leg à pinces — on ne gèle pas dans des skinny fins par un hiver de Seoul, on continue de superposer.

Version été : lin au lieu de laine, maille mesh au lieu de cardigan, short seulement pour l’Athleisure-Track. La logique du layering reste — trois couches — mais chaque couche s’allège. Plus un parapluie contre la mousson, plus des lo-pro blanches au lieu des mocassins. Ce qui est un « look d’été » à Berlin, c’est souvent trois couches de lin fin à Seoul.

Une couche extérieure technique règle les deux saisons à la fois : un shell léger à coutures étanchées passe l’été comme protection pluie et l’hiver comme couche supplémentaire sur la doudoune. Les pièces convertibles sont bien plus fréquentes en K-Streetwear que sur le marché occidental — l’hiver de Seoul et l’été de Seoul sont séparés de six mois, mais l’armoire ne l’est pas.

Voilà à quoi ressemble une outerwear convertible en mouvement :

Ce qui ne marche pas

Les 6 erreurs de Korean Streetwear les plus fréquentes — ce que tu ne dois PAS faire

Le K-Streetwear a six endroits où il bascule de façon fiable — peu importe le prix des pièces individuelles. Si tu n’évites qu’une seule chose, que ce soit l’erreur numéro un.

Action

Comment débuter en K-Streetwear — les 4 premières pièces

Tu n’as pas besoin de 30 pièces de Seoul pour porter du Korean Streetwear. Tu as besoin de quatre qui seront dans 80 % des tenues. Tout le reste se construit autour.

Dans l’ordre : un pantalon wide-leg à pinces noir (la base universelle, qui va avec les cinq archétypes). Un cardigan oversize en maille beige ou bordeaux (la ligne Mardi Mercredi, ta première pièce Cute-Tech). Un bomber cropped ou track jacket noir ou off-white (ta couche du haut pour trois des cinq looks). Plus une paire de lo-pro blanches (Adidas Samba ou New Balance 530) comme chaussure par défaut.

Tenues en vrai

Tenues Korean Streetwear en vrai — à quoi ça ressemble dans la rue

Avant de construire ta propre tenue, regarde comment les autres la portent. Les cinq archétypes ont une autre allure dans le feed que sur les photos de lookbook : superposées plus serrées, moins parfaitement arrangées, et qui fonctionnent justement pour ça.

C’est le moyen le plus rapide de vérifier si un archétype K-Streetwear précis va à ta silhouette — avant de dépenser de l’argent.

Pour finir

Le Korean Streetwear est un code de coupe — pas une tendance, pas un cosplay

Si tu retiens une chose de ce guide, que ce soit : le Korean Streetwear ne fonctionne pas par pièces individuelles mais par règles. Qui maîtrise les règles construit cent tenues avec vingt pièces. Qui n’achète que des pièces de Seoul a une armoire pleine sans une seule tenue qui tombe juste.

Toute la logique de ce guide se réduit à une phrase :

Les règles sont stables depuis environ 2018 et le resteront — tant que Seoul donne le ton. Mais tu n’as pas à attendre de toutes les connaître par cœur. Commence par le look qui a le plus de chances d’aller à ta silhouette. Ce que tu ne sais pas, tu l’apprends en portant.

Et c’est bien le point : le K-Streetwear se lit en théorie comme un règlement mais ne se sent pas comme tel en pratique. Une fois le code maîtrisé, chaque tenue suivante est une variation des mêmes quatre ou cinq blocs — pas une nouvelle invention. C’est exactement pour ça que le style est si durable à Seoul : le code de coupe survit à chaque micro-tendance qui lui passe dessus.

FAQ

Questions fréquentes sur le Korean Streetwear Style

Les questions qu’on reçoit souvent en DM et par e-mail — courtes, claires, sans détour.

Qu’est-ce que le Korean Streetwear exactement — et qu’est-ce que le Korean Street Fashion Style ?
Le Korean Streetwear (ou Korean Street Fashion Style) est la mode du quotidien née dans les rues de Seoul depuis environ 2015. Elle suit un code de coupe fixe : haut oversize, bas wide-leg, 80 % de palette neutre plus un point de couleur, trois couches visibles, chaussures propres sans branding tapageur. Korean Street Fashion Style et Korean Streetwear s’emploient comme synonymes — les deux désignent le même code.
Comment les Coréens appellent-ils leur propre style ?
En coréen, le streetwear se dit 스트릿 패션 (street pattern, prononcé « sŭtŭrit päsyŏn »). En contexte international, les Coréens appellent souvent leur propre style K-Fashion ou K-Style — c’est plutôt un terme d’export. Le vêtement traditionnel coréen s’appelle Hanbok (한복) et forme sa propre catégorie, pas du streetwear.
Que portent vraiment les Coréens au quotidien ?
Au quotidien, les Coréens s’habillent bien plus bas que ne le laisse croire la tenue de scène des stars K-pop. Pantalon wide-leg ou à pinces, un haut neutre (maille, cardigan, polo, ou tee oversize), une veste par-dessus (bomber, trench, track jacket), des chaussures propres (mocassin, Mary Jane, lo-pro blanche). Un petit sac, une paire de lunettes, peut-être un accent dans une couleur. Trois couches sont la norme même par temps chaud.
Où acheter du Korean Streetwear en Allemagne ?
Trois voies : d’abord des marques DTC comme Fūga Studios, qui traduisent le K-code de coupe en Allemagne sans prix de créateur. Ensuite des boutiques de marques coréennes internationales comme YesStyle, Kasina ou Musinsa Global pour l’import direct depuis Seoul. Enfin des concept stores européens (SSENSE, MyTheresa, Voo Store Berlin) pour des pièces de créateur d’Ader Error, We11done et Wooyoungmi.
Quelle est la différence avec le streetwear américain ou le Japanese Streetwear ?
Le streetwear américain parle fort : grands logos, hype sneakers, une couleur vive en surface principale. Le Japanese Streetwear (Harajuku, Ura-Hara, Techwear) est plus ludique ou plus technique — plus d’imprimé, plus de mix, souvent spécifique à une sous-culture. Le Korean Streetwear se place entre les deux : plus bas que les US, plus portable au quotidien que le Japon, focalisé sur la coupe plutôt que sur le statement. La ligne K est plus conforme et, du coup, étonnamment variable dans le détail.
Le Korean Streetwear fonctionne-t-il sans un corps mince d’idole coréenne ?
Oui — et mieux que la plupart le pensent. Le code travaille par les couches et par l’endroit où se pose le volume dans la tenue, pas par ton corps. Pour les corps plus larges ou plus grands : moins d’outerwear cropped, plus de drapé (un long manteau au lieu d’un bomber), des couches du milieu moins ajustées. Le pantalon wide-leg et la palette neutre restent les mêmes. Le K-Streetwear grande taille est le plus souvent plus proche du Genderless-Drape (la direction Wooyoungmi) que du Cute-Tech.
Quelles chaussures vont au Korean Streetwear si je ne veux pas porter de baskets ?
Trois alternatives marchent toujours : des mocassins noirs (pour le Minimal-Soft de Gangnam, avec pantalon wide-leg et manteau). Des Mary Jane noires ou beiges (pour les femmes Cute-Tech, avec maille et jupe ou pantalon à pinces). Une chaussure de trail comme la Salomon XT-6 ou la Hoka Bondi (pour le Gorpcore-Hike, avec cargo et shell technique). Ce qui NE marche PAS : bottes de cowboy, chunky combat boots façon goth, talons.

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À propos de l'auteur

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Fondateur de Fūga Studios. Écrit le journal lui-même. Berlin · Shanghai · Tokyo · Poznań — quatre villes, une logique.

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