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Inside Fūga · Streetwear

Korean Outerwear : le langage de proportion derrière les manteaux, doudounes et bombers de Séoul

Korean Outerwear n'est pas une liste de marques, c'est un langage de quatre principes — layering long-over-long, dépassement de sleeve, épaule structurée, anti-logo. Six archétypes le portent : Mac Coat, Padded Down, Varsity, MA-1, Cropped Blazer, Sherpa Fleece. Plus les marques — Ader Error, Andersson Bell, Wooyoungmi, Juun.J, IISE — qui dictent vraiment le code.

· Founder · Berlin · 29.04.2026 · 25 Min.
Korean Outerwear — Puffer Jacket im koreanischen Stil bei Fūga Studios

Quand on cherche le streetstyle de Séoul sur Google, on ne cherche pas « une veste ». On cherche une proportion. Ce n'est jamais la pièce seule qui porte un outfit coréen — c'est où tombent les lignes, comment le long se pose sur le long, et combien de longueur de main dépasse sous la sleeve.

C'est pourquoi « Korean Outerwear » n'est pas non plus une liste de marques. C'est un langage fait de quatre principes — proportion avant logo, longue ligne sur longue ligne, épaule structurée à côté d'une chute souple, et une sleeve délibérément en trop. Quand ces quatre-là sont en place, le manteau se lit comme coréen. Quand l'un manque, il tombe comme un manteau allemand sur un corps coréen.

Ce guide montre ce qui en fait vraiment partie : d'où vient la logique (le drapé du Hanbok + la crise post-1997 + la vague K-Pop à partir de 2012), quels six archétypes de veste la Corée a écrits, quelles marques dictent vraiment le code, ce qui se déplace entre le féminin et le masculin, et où tout cela atterrit dans un vrai outfit — manteau, doudoune, bomber, varsity, blazer.

Comment ce langage de proportion se condense dans une pièce — l'itération matrice d'une couche padded en 14 secondes :

C'est quoi un Korean two piece outfit — et où commence le code

Ce que « Korean Outerwear » veut vraiment dire — et d'où vient la logique de proportion

Korean Outerwear en tant que terme est plus jeune que la chose elle-même. Ce qui passe aujourd'hui sur TikTok et Pinterest sous le nom de « Seoul streetstyle » a trois couches claires : une logique de drapé traditionnelle issue du Hanbok (le vêtement supérieur fluide à haut col), un tournant post-crise IMF de 1997 vers la sobriété et la qualité plutôt que la quantité, et la vague K-Pop à partir de 2012, qui a rendu le tout visible à l'échelle mondiale.

Du Hanbok viennent trois choses qui perdurent dans chaque manteau coréen moderne : la ligne qui tombe sur l'épaule, le contraste entre un bloc de poitrine structuré et un ourlet souple, et le col avec dépassement à la main. Ce n'est ni un hasard ni du folklore — des designers coréens comme Juun.J et Wooyoungmi ont explicitement cité la coupe du Hanbok comme référence pour leurs lignes d'outerwear.

La deuxième couche est économique. Après la crise asiatique de 1997, les labels maison clinquants se sont effondrés, et un nouveau type de consommateur est apparu : jeune, urbain, anti-logo, coupé pour la qualité. Des marques comme System (à partir de 1995), Hera (années 90) et plus tard Ader Error (2014) sont devenues porteuses de cette logique — aucun branding visible, mais une discipline de tissu et de coupe au niveau designer. Ce que Berlin a découvert vers 2018 comme « Quiet Luxury » était la norme à Séoul depuis deux décennies.

La troisième couche est pop. À partir des débuts de BTS en 2013 et de la première vague K-Drama sur Netflix (2016 : Goblin, Descendants of the Sun), le vocabulaire d'outfit de Séoul est soudain devenu lisible mondialement. Des stylistes K-Pop comme Kang Hyung-jin (BTS) et Choi Kyung-won (G-Dragon) citaient Andersson Bell, Wooyoungmi et Juun.J — le monde l'a vu, et les boards Pinterest ont explosé.

Ligne propre — le set tient à l'épaule et à la hanche et tombe droit. Pas de pile de couches qui le casse.

Ce qui compte comme Korean Outerwear — les 4 principes

Korean Outerwear est un système de quatre principes. Quand les quatre sont en place, le manteau ou la veste se lit comme coréen — même si le label vient de Berlin ou de Tokyo. Quand l'un manque, l'outfit se lit comme du streetwear générique avec une touche asiatique.

+5 cm

Couche extérieure plus longue que la couche intérieure

+2-4 cm

Sleeve au-delà du poignet

0

logos visibles

2

Caractères de tissu (structure + chute)

Ces quatre chiffres sont le squelette. Ils ne sont pas négociables en douceur — si ta sleeve s'arrête sur la main au lieu de dépasser, le geste manque. Si ton manteau est plus court que le hoodie en dessous, la logique de layering bascule. Si un logo reste visible, l'outfit se lit comme une pub de marque occidentale, pas comme du Korean.

Concrètement, ce qui compte comme Korean Outerwear :

  • Proportion avant logo — la ligne fait l'outfit, pas le branding. Les designers coréens placent les étiquettes de marque à l'intérieur, pas à l'extérieur. Ce que tu vois, c'est la coupe, le tissu, la hauteur de l'ourlet.
  • Layering long-over-long — la couche extérieure est au moins 5 cm plus longue que la suivante. Manteau sur hoodie, hoodie sur henley, henley sur débardeur. Chaque palier visible.
  • Épaule structurée + chute souple — le haut du corps tombe clean, à partir de la poitrine le tissu s'écoule. Ni près du corps, ni en tente. Du drapé avec de la tenue.
  • Dépassement de sleeve — la main disparaît de 2 à 4 cm dans la manche. C'est ça, le geste. Sans lui, chaque manteau paraît trop petit ; avec lui, chaque manteau se lit plus cher qu'il ne l'était.
  • Deux caractères de tissu par outfit — le structuré (laine, feutre, padded) rencontre le tombant (jersey, maille, viscose). Trois caractères = chaos. Un seul = fade.
  • Palette neutre plus une couleur statement — noir, off-white, beige, navy, charcoal comme base. Au maximum une couleur par outfit en accent : burgundy, forest, camel. Jamais deux.

S'il te manque trois de ces six points, ce n'est pas du Korean Outerwear — c'est un manteau que tu trouverais aussi à Francfort. Et il y a une règle qui tient les six ensemble :

6 archétypes

Quelles vestes sont vraiment populaires en Corée — les 6 archétypes

Korean Outerwear n'est pas un type de veste — c'en est six, pondérés différemment à Séoul, Busan et Daegu. Quand on fait défiler les boards Pinterest pour « Korean fashion winter », on voit ces six archétypes encore et encore, dans des mélanges variés. Chacun avec sa propre proportion, son propre caractère de tissu.

Lequel des six te va dépend moins du goût que du climat de ta ville, de ta taille, et de la discipline de layering que tu apportes. Comment cela se répartit entre le féminin et le masculin, c'est pour maintenant.

Femmes vs hommes

Korean Outerwear pour femmes vs hommes — où la proportion bascule

Les principes valent pour tous les corps. Long-over-long, dépassement de sleeve, structure d'épaule, palette neutre. Ce qui diffère, c'est la répartition. Là où le manteau coréen masculin se pose comme une couche extérieure qui tombe sur un hoodie serré, l'itération féminine va souvent avec le manteau en seconde peau sur mock-neck et wide-leg pant.

Version femme : le Cropped Blazer devient boxy au lieu de cintré. L'itération Mac Coat est plus fréquente que chez l'homme, souvent en camel ou off-white, avec une ceinture mais rarement fermé. Le Padded Down est choisi plus long (genou au lieu de mi-cuisse). Le geste de la sleeve est plus marqué — chez les femmes la main disparaît parfois entièrement, seuls les bouts des doigts dépassent. Ce n'est pas acheté trop grand par hasard, c'est le geste.

Version homme : le Mac Coat est plus fin à la poitrine mais s'élargit à partir de la hanche. Bomber et Varsity dominent, souvent comme seule couche extérieure sur un crewneck fin ou un henley. Le Padded Down dépasse rarement la mi-cuisse — les hommes coréens portent la coupe plus courte plus souvent que le maxi. Le dépassement de sleeve reste, mais plus modéré (2 à 3 cm au lieu de 3 à 4).

Les deux ont besoin de la même discipline long-over-long et de la même palette neutre. Ce qui varie, c'est l'accent de la coupe — pas le vocabulaire. Une femme coréenne portant un Mac Coat homme a l'air coréenne. Un homme portant le Cropped Blazer femme boxy a souvent l'air encore plus coréen que quelqu'un dans la coupe homme classique.

Marques

Les marques coréennes qui écrivent le vocabulaire de l'outerwear

Les stylistes K-Pop ne piochent pas dans une liste de cent marques. Ils piochent dans les mêmes huit ou neuf labels, encore et encore. Qui connaît les marques peut construire le look sans avoir jamais vu un seul casting de K-Drama — parce que le vocabulaire vient de là, et pas l'inverse.

Les marques qui écrivent vraiment Korean Outerwear — par ordre chronologique et par influence :

  • Wooyoungmi — à Séoul et Paris depuis 2002. Tailoring de niveau parisien avec une logique de drapé coréenne. Si un Mac Coat paraît trop « adulte », il est Wooyoungmi-adjacent. Niveau de prix : designer.
  • Juun.J — Jung Wook-jun, depuis 2007. L'homme qui a explicitement traduit la coupe du Hanbok en outerwear masculin. Coupes asymétriques, trench oversize, longues silhouettes tombantes.
  • Ader Error — collectif de Séoul, fondé en 2014. Anti-branding-branding avec le point bleu iconique. Mac Coats et bombers, souvent avec des détails de patch ironiques. Mid-range.
  • Andersson Bell — Doh Tae-kyu, depuis 2014. Label knit-first avec un fort programme d'outerwear. Sherpa, padded, varsity dans des neutres clean. Mid-range.
  • Postarchive Faction (PAF) — Sohn Ye-Lim, depuis 2018. Constructif-expérimental, manteaux déconstruits, architecture de layer. L'itération intellectuelle de la niche.
  • thisisneverthat — depuis 2010, Séoul. Plus orienté streetwear que les autres. Bomber, varsity, MA-1 avec des patches logo-light. Entry-level.
  • We11done — Dami Kwon, depuis 2015. Crossover Corée-Paris, coupe dramatique, plutôt orienté femme. Cropped Blazers et manteaux statement.
  • System — conglomérat de marques retail, depuis 1995. La réponse coréenne à COS / Arket — mid-price, clean, sans logo. Là où les commuters de Séoul achètent leur manteau.
  • IISE — Kevin et Terrence Kim, depuis 2012. Références au Hanbok rendues tout à fait explicites, dans la coupe et le choix du tissu. La marque « tradition rencontre moderne » la plus directe.

Qui veut porter Korean Outerwear sans payer des prix designer chasse sur le resale (Grailed, Vestiaire) les trois premiers de cette liste, ou se tourne vers des marques DTC qui traduisent le vocabulaire avec compétence. La ligne et la coupe sont copiables — l'étiquette de marque à l'intérieur ne l'est pas, mais personne ne la voit de toute façon.

Catégorie · Manteaux

Manteaux & Long-Coats — la ligne de drapé de Séoul

Le long manteau est l'outerwear statement de la Corée. Il porte tout l'outfit — la plus grande surface, le tissu le plus dominant, le porteur principal de la ligne tombante. C'est ici que se décide si l'empilement de couches devient un outfit coréen ou un manteau d'hiver allemand avec du streetwear en dessous.

Trois types de manteau fonctionnent : le Mac Coat single-breasted (longueur genou à mollet, laine ou feutre, ton neutre), le long trench à épaule tombante (mi-saison, souvent avec une ceinture contrastée), et l'hybride field coat / parka à poitrine structurelle et ourlet souple. Important pour tous : au moins 5 cm plus long que la couche intérieure suivante — sinon la logique long-over-long bascule.

Catégorie · Hiver

Padded & Puffer — le langage hiver coréen

Séoul tombe régulièrement à moins 10, moins 15 degrés l'hiver. Le Padded Down n'est donc pas un statement de style — il est obligatoire. Ce que la Corée a fait de l'obligation, c'est sa propre grammaire de coupe : fine au lieu de gonflée, longue au lieu de cropped, mi-cuisse en default pour les hommes, genou pour les femmes.

Trois itérations padded fonctionnent : le Long Down fin (mi-cuisse, coupe droite, noir uni ou navy), le padded mid-volume à poitrine structurelle et hanche plus fine, et la doudoune convertible à manches détachables ou détail capuche. Ce qui ne fonctionne pas : la coupe Michelin trop large que Moncler a popularisée dans les années 2010. À Séoul, ça se lit comme un « malentendu occidental ».

Catégorie · Bomber & Varsity

Bomber, Varsity & l'astuce du blazer-sur-hoodie

Le deuxième cluster, c'est l'outerwear de mi-saison : bomber, veste varsity et le Cropped Blazer. Ces trois-là se posent autrement que le long manteau — ce sont la couche extérieure plus courte qui montre explicitement ce qui se passe en dessous. Long-over-long reste — mais maintenant avec le hoodie comme palier intermédiaire visible et le tee ou mock-neck comme palier inférieur.

Le bomber MA-1 est toujours coupé plus fin dans l'itération coréenne que le modèle US. Le cuff de sleeve serre, le corps un peu plus large, l'ourlet moins blousant que sur les bombers surplus américains. La veste varsity est la pièce de renaissance de la Corée depuis 2018 : cropped, poitrine en laine, manches en cuir, patches au lieu de logos. Et le Cropped Blazer sur hoodie est peut-être l'astuce d'outerwear coréen la plus copiée au monde — boxy, court, porté sur un hoodie dont l'ourlet tombe 5 cm plus bas.

Physique du styling

La règle de proportion — pourquoi le layering de Séoul fonctionne

Un outfit d'outerwear coréen fonctionne sur exactement un détail : où se situent les longueurs les unes par rapport aux autres. Trois paliers, chacun au moins 5 cm de différence, en montant du corps à la couche extérieure. Plus de paliers sont permis, moins non. Si tous les ourlets s'arrêtent à la même hauteur, l'outfit a l'air épais au lieu de composé.

La règle empirique la plus simple pour un outfit coréen : si tu vois au moins trois hauteurs d'ourlet différentes dans le miroir — manteau, hoodie, T-shirt — c'est en place. Si tu n'en vois que deux, une couche manque. Si tu n'en vois qu'une, tu portes un manteau sur un pull et rien là-dedans n'est coréen.

En pratique, ça veut dire : Mac Coat (longueur genou) sur hoodie (hanche) sur henley (bassin). Trois ourlets, trois hauteurs, tous visibles quand le manteau est ouvert. Ou : Cropped Blazer (hanche) sur hoodie (mi-cuisse) sur tee (bassin). La couche extérieure courte rend le palier intermédiaire et inférieur explicitement visibles — c'est pourquoi le look cropped-blazer-sur-hoodie est devenu si viral.

Une deuxième règle, rarement énoncée mais toujours en vigueur : le dépassement de sleeve. La main disparaît de 2 à 4 cm dans la manche. Chez les femmes souvent plus, chez les hommes souvent moins, mais JAMAIS zéro. Si ta sleeve s'arrête sur la main, l'outfit a l'air acheté trop petit. Si elle dépasse de 5 cm, il a l'air acheté trop grand. Les 2 à 4 cm sont le geste.

On a mis le breakdown complet avec des exemples photo dans un article dédié :

Mais Korean Outerwear ne tient pas seul — il chevauche par plusieurs bords d'autres codes. La workwear japonaise partage la discipline du tissu, le techno de Berghain partage la palette neutre, le Quiet Luxury partage la logique anti-logo. Qui maîtrise le Korean peut lire ces codes voisins et les mélanger de façon ciblée.

Voici les cinq voisins les plus importants — chacun avec son propre guide :

Saisonnier

Korean Outerwear en hiver vs mi-saison

En hiver, la logique est simple : Long Padded ou Mac Coat en couche extérieure, hoodie ou maille épaisse en palier intermédiaire, long-sleeve ou henley en couche de peau. Quatre ou cinq paliers sont normaux à Séoul à partir de la mi-décembre — la ville est à moins 10, et le vent fait baisser le ressenti bien plus bas.

La mi-saison est plus difficile. Avril et octobre sont à Séoul les mois où les coupes cropped-blazer-et-bomber dominent. Ici la couche extérieure passe d'épaisse à légère, mais le nombre de paliers reste — tu échanges juste une maille épaisse contre un henley léger, et le manteau devient la veste bomber. Ce que tu ne fais PAS, c'est descendre à une seule couche.

La solution toute l'année existe aussi en hardware : des Pieces qui ajustent elles-mêmes leur épaisseur de couche. Les doudounes convertibles à manches détachables, par exemple — manteau d'hiver complet en janvier, vest en mars, pure Piece de layer avec un tee court en dessous en mai.

Voilà à quoi ça ressemble en mouvement :

Dérive de couleur — couleur « presque la même »

Les 6 erreurs les plus fréquentes en Korean Outerwear

Korean Outerwear a six endroits où l'outfit bascule de façon fiable — peu importe le prix des Pieces individuelles. Si tu n'évites qu'une seule chose, que ce soit l'erreur numéro un.

Tracksuit

Comment se lancer dans Korean Outerwear — les 4 premières pièces

Tu n'as pas besoin de vingt manteaux pour porter l'outerwear coréen. Tu en as besoin de quatre qui seront dans 80 pour cent de tes outfits. Tout le reste se construit autour.

Dans l'ordre : un long Mac Coat dans un ton neutre (ton plus gros investissement — il tient cinq à dix ans si tu n'achètes pas cheap). Un Long Padded fin en noir ou navy pour le vrai hiver. Une Cropped Varsity ou un bomber MA-1 pour la mi-saison. Un Sherpa Fleece ou une veste à poitrine velours côtelé comme itération cozy. Avec ces quatre, tu couvres le climat de Séoul de moins 15 à plus 15 degrés.

Le Korean Two Piece est une discipline de tissu, pas un costume de set. 70 pour cent de cohésion, 30 pour cent de rupture délibérée — tout le reste est un ensemble assorti pris sur la table de soldes.

Korean Outerwear pour de vrai — à quoi ça ressemble dans les rues de Séoul

Avant de construire ton propre outfit, regarde à quoi ressemblent les six archétypes dans un vrai feed. Sur les boards Pinterest et les shots de lookbook, ils ont toujours l'air parfaits — sur les street shots de Hongdae et Itaewon, ils ont l'air plus serrés, plus sales, moins mis en scène. Et c'est exactement pour ça qu'ils fonctionnent.

C'est le moyen le plus rapide de vérifier si la règle de proportion tient sur ton type de corps tout court — avant de dépenser de l'argent.

La règle 3-3-3 dit : 3 hauts, 3 bas, 3 couches dans l'armoire active = 27 combinaisons d'outfit. Traduit pour le Korean Two Piece : 3 sets (blazer, knit, lin) plus 3 bas alternatifs plus 3 hauts alternatifs = environ 21 set outfits propres plus des options de mix en plus quand le set ne va pas une fois. La règle est une logique de capacité, pas un vocabulaire spécifiquement coréen — mais elle marche bien quand tu comptes les sets comme unité de base au lieu des pièces individuelles.

Korean Outerwear est un langage de proportion — pas une tendance

Si tu retiens une chose de ce guide, que ce soit ça : Korean Outerwear ne fonctionne pas par les marques, il fonctionne par les règles. Maîtrise les règles et tu construis cent outfits avec vingt pièces. Collectionne seulement des listes de marques et tu as la garde-robe la plus chère et le pire outfit.

Toute la logique de ce guide se réduit à une phrase :

Les règles sont stables depuis le début des années 2000 et le resteront — tant que Séoul reste le pivot et que la K-Pop et le K-Drama gardent le vocabulaire lisible mondialement. Mais tu n'as pas à attendre de connaître toutes les règles par cœur. Commence par un archétype qui correspond à ton climat — et porte-le une semaine entière.

Et c'est là le point : Korean Outerwear se lit en théorie comme une liste de règles, mais en pratique ne se sent pas comme ça. Une fois la logique de proportion maîtrisée, chaque outfit suivant est une variation des mêmes quatre ou cinq briques — pas une nouvelle invention. C'est le calme derrière le look : pas une tendance d'épuisement, mais un système qui refonctionne chaque hiver.

Trois signaux font lire un vêtement comme « aisé » — qualité de tissu (mat pas brillant, lourd pas fin), précision de fit (tient à l'épaule et à la hanche, tombe propre), et cohésion (un seul vocabulaire de tissu, pas trois). Le Korean Two Piece touche les trois signaux : tissu identique entre haut et bas (le plus haut niveau de cohésion), fit précis comme standard de set, souvent en fibres naturelles mates (lin, laine, twill). C'est pourquoi le set look coréen se lit souvent comme « quiet luxury » ou « expensive-looking » dans les médias occidentaux — il touche les signaux d'aisance perçus sans logos de marque visibles.

Questions fréquentes sur Korean Outerwear

Les questions qu'on reçoit souvent par DM et par email — courtes, claires, sans détour.

Comment s'appellent au juste les vestes coréennes ?
Il n'existe pas de terme coréen unique — les six archétypes s'appellent, dans le vocabulaire coréen : Mac Coat ou « long coat », Padded ou « padding jacket » (paeding), Varsity (la veste varsity est souvent listée en Corée comme « baseball jumper »), MA-1 ou « bomber », Cropped Blazer et Sherpa Fleece. Les termes sont tous empruntés à l'anglais — la mode coréenne a son propre vocabulaire de coupe, mais les mots sont des imports.
Quelles marques coréennes devrais-je connaître quand je débute ?
Trois pour débuter : Ader Error (mid-range, patch anti-branding), Andersson Bell (knit + outerwear dans des neutres clean), thisisneverthat (orienté streetwear, entry-level). Quand le budget monte : Wooyoungmi, Juun.J, Postarchive Faction pour l'itération designer. Qui le veut sans prix designer chasse sur le resale ou chez des marques DTC comme Fūga Studios qui traduisent le vocabulaire.
Eider est-elle une bonne marque en Corée ?
Eider est une marque outdoor coréenne établie depuis les années 70 — comparable à Schöffel ou Vaude en Allemagne. Technique solide, bon padded down, mais plus forte dans le segment outdoor que dans le segment fashion-streetwear. Si tu cherches un manteau d'hiver fonctionnel, Eider est un choix valable. Si tu construis le streetstyle de Séoul, des marques comme Ader Error, Andersson Bell ou Wooyoungmi sont plus proches du vocabulaire.
Qu'est-ce qu'une veste Hanbok — et est-ce encore porté aujourd'hui ?
Le vêtement supérieur traditionnel coréen s'appelle Hanbok (parfois confondu avec le Hanfu chinois — ce n'est PAS la même chose). La composante veste s'appelle jeogori ; elle est courte, coupée haut, avec un long col. Au quotidien, le Hanbok n'est aujourd'hui porté presque que pour les fêtes ou les mariages. MAIS : la coupe — épaule tombante, haut bloc de poitrine, dépassement de sleeve — perdure explicitement dans l'outerwear coréen moderne. Des marques comme IISE et Juun.J la citent directement.
Quelle est la différence entre Korean Outerwear et Japanese Streetwear ?
Le Korean priorise la proportion et le drapé, le Japon priorise le tissu et la construction. Une ligne d'outerwear coréenne demande d'abord : « Où tombent les ourlets les uns par rapport aux autres ? » Une ligne de workwear japonaise demande d'abord : « Comment le tissu est-il tissé, comment les coutures sont-elles exécutées ? » Les deux viennent d'une tradition anti-logo, les deux se construisent sur la discipline. Mais le résultat a l'air différent — le Korean se lit tombant et souple, le Japon se lit structuré et lourd.
Korean Outerwear fonctionne-t-il aussi sans le corps mince K-Pop ?
Oui — et souvent mieux. Korean Outerwear fonctionne par la proportion entre les pièces, pas par ta propre silhouette. Pour les corps plus larges ou plus grands : moins de coupes cropped, plus de Mac Coat et de Long Padded (les lignes tombantes travaillent mieux sur une plus grande surface). La couche intérieure serrée (henley au lieu de hoodie) rend l'outfit plus long au lieu de plus large. Le Korean plus-size est le plus souvent plus proche du drapé Wooyoungmi que du cropped Ader Error.
Quelles chaussures vont avec l'outerwear coréen ?
Trois itérations fonctionnent : loafer ou derby en noir mat ou marron (clean, adulte, va avec Mac Coat et Cropped Blazer). Chunky sneaker en off-white clean ou noir (Asics, Salomon, New Balance 1906R — va avec Padded et Varsity). Combat boot à tige moyenne (va avec tout ce qui est orienté mi-saison). Ce qui ne va PAS : sneakers blanches brillantes, santiags, chaussures de performance sportive à semelle de couleur voyante.

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À propos de l'auteur

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